Caritas et CIDSE déplorent le sabotage des discussions de Copenhague

La survie de millions de personnes est en jeu

| 1840 clics

ROME, Mercredi 16 décembre 2009 (ZENIT.org) - Caritas Internationalis et le réseau d'agences catholiques pour le développement CIDSE dénoncent le sabotage par les pays riches des discussions sur les changements climatiques à la conférence de Copenhague (Danemark).

Les conversations du sommet de l'ONU se sont interrompues lundi sur une impasse entre pays africains et pays riches qui, selon les premiers, chercheraient à fuir leurs responsabilités.

La Coopération internationale pour le développement et la Solidarité (CIDSE), qui réunit 15 agences de développement catholiques, forme avec Caritas Internationalis la plus grande alliance pour le développement. Les deux organismes accusent les pays riches, y compris le Japon et la Russie, de vouloir saboter les conversations en mettant de côté le Protocole de Kyoto, aujourd'hui seul instrument légal contraignant en matière de lutte contre le réchauffement climatique.

Le protocole, qui inclut les réductions d'émissions obligatoires pour les pays développés, donnerait aux plus pauvres du monde un minimum de protection contre les effets néfastes de nouveaux changements climatiques et, par conséquent, contre la pauvreté.

Selon Niamh Garvey, membre irlandais du réseau CIDSE-Caritas, « lorsque les chefs d'Etat arriveront à Copenhague, à la deuxième semaine du congrès, les pays riches tenteront de faire reculer les conversations en revoyant l'engagement du protocole de Kyoto. La décision des pays africains de suspendre les débats sur d'autres éléments des conversations, soutenue par la majorité du G77, vient de ce qu'ils ont peur que les pays riches cherchent à éliminer le plus fort des accords que nous ayons sur le climat ».

« Abandonner le protocole de Kyoto serait un pas en arrière pour tous les pays, surtout pour les plus pauvres du monde », estime pour sa part Rowan Popplewell, membre écossais du même réseau. Pour ces pays, explique-t-il, « ces négociations sont une question de survie. Les communautés vulnérables ont besoin d'un accord sur le climat juste, ambitieux et obligatoire, dont le Protocole de Kyoto constitue un élément essentiel ».

Nieves San Martín