Cassano : "l'obole de la veuve" pour accueillir le pape

Une visite "aux périphéries" de l'Italie

Rome, (Zenit.org) Anne Kurian | 338 clics

Les habitants de Cassano all’Jonio dans la province de Cosenza en Calabre – dans le sud de l’Italie –, se préparent avec générosité à accueillir le pape François le 21 juin 2014 : pas de sponsor politique en effet pour couvrir les frais, mais seulement « l'obole de la veuve ».

Deux jours avant la visite du pape, le vicaire général du diocèse, Mgr Francesco Di Chiara, évoque cet événement au micro de Radio Vatican.

« Le fait que le pape vienne ici est une leçon pour la politique qui considère nos terres comme des périphéries. Une leçon pour toute la société, afin qu'il n'y ait pas de “mise à l'écart”, comme dans la culture du rebut dont parle le pape ; ceci vaut aussi pour les nations... pour que tout homme puisse vivre dans la dignité », explique-t-il.

Mgr Nunzio Galantino, évêque du lieu, a voulu que les dépenses liées à cette journée soient uniquement à charge du diocèse, « qu'il n'y ait pas de sponsor externe pour montrer la liberté de l’Église », souligne Mgr Di Chiara.

Même si « les habitants ne sont pas nantis et ont de nombreux problèmes économiques », ils offrent « l'obole de la veuve » : « Dans toutes les paroisses nous avons organisé des collectes durant la messe du dimanche… Nous avons vraiment vu une grande générosité ! »

Le pape consacrera sa journée à la visite des personnes malades – à l’Hospice “San Giuseppe Moscati” et au foyer de rééducation thérapeutique “Mauro Rostagno” – des personnes pauvres accueillies par la Caritas diocésaine et des personnes âgées – à la “Casa Serena sainte Marie de Lorette”.

Les habitants se sont préparés à accueillir le pape François notamment « en s'appuyant sur sa lettre envoyée le 18 décembre, où il demandait pardon d'avoir nommé notre évêque secrétaire général [de la Conférence épiscopale italienne] : nous avons porté cette parole dans tout le diocèse en organisant des moments de fête, de joie et de prière sur les places et les carrefours », explique le directeur de la Caritas diocésaine, Raffaele Vidiri.

Il s'agissait de « faire passer ce message » et à son exemple, « de demander pardon – comme l'évêque l'a demandé – aux pauvres, aux non croyants, aux malades… », ajoute-t-il.