Causes des saints : deux nouveaux "vénérables"

La cause d'un évêque français missionnaire en Papouasie avance

Rome, (Zenit.org) Anne Kurian | 447 clics

Le pape François approuve deux décrets concernant deux baptisés ayant vécu les vertus humaines et chrétiennes de façon cohérente avec l’Évangile, c’est-à-dire, selon l'expression technique, de façon "héroïque" : parmi eux, Mgr Alain Marie Guynot de Boismenu, évêque d'origine française, missionnaire évangélisateur en Papouasie-Nouvelle Guinée.

Le pape a en effet reçu à ce sujet le cardinal Angelo Amato, sdb, préfet de la Congrégation pour les causes des saints, le 15 avril 2014, au Vatican.

Les deux nouveaux "vénérables" sont un évêque Français et un prêtre Autrichien. Il faudra ensuite un miracle pour ouvrir la porte à leur béatification.

Il s'agit de Mgr Alain Marie Guynot de Boismenu, né à Saint-Malo en Bretagne en 1870 et mort à Kubuna, dans la République des Îles Figi, en 1953.

Alain Marie Guynot de Boismenu a rejoint la Congrégation des missionnaires du Sacré-Coeur de Jésus en 1886. Ordonné en 1895, il est envoyé en Nouvelle Guinée en 1898, comme substitut pour le vicaire apostolique malade, Mgr Louis-André Navarre.

Désireux d'annoncer le Christ dans les coins les plus reculés, le P. Guynot de Boismenu se rend sans hésiter dans les montagnes Fuyuges, jusqu'alors inaccessibles. Son expédition échappe de peu au massacre grâce à son refus d'utiliser des armes à feu « afin de montrer que nous ne mentions pas quand nous avons dit que nous étions des hommes de paix ».

Consacré évêque à Paris en 1900, il succède à Mgr Navarre à la tête du vicariat apostolique de Papouasie en 1908. Sous sa conduite « humaine et pratique », la mission grandit. Il vécut ses dernières années en ermite dans la vallée verdoyante de Kubuna : barbu, amaigri et les yeux brillants, ceux qui le rencontraient voyaient en lui « une icône de bonté chrétienne ».

Paul Claudel l'a appelé « l'évêque au cœur de lion digne des âges les plus éblouissants de l'Église » et le poète James McAuley voyait en lui « l'homme qui fut le meilleur exemple de la grandeur », avec « une sainteté rare et un discernement spirituel infaillible ». Sa tombe à Kubuna est devenue un lieu de pèlerinage.

Le deuxième nouveau vénérable est le P. Wilhelm Janauschek (1859-1926), prêtre de la Congrégation du Très-Saint Rédempteur, qui a vécu à Vienne, en Autriche.