Centrafrique : appel de Caritas Afrique à la communauté internationale

Indignation devant la souffrance de la population

Rome, (Zenit.org) | 372 clics

Les secrétaires et directeurs nationaux de Caritas Afrique, réunis à Nairobi, au Kenya, expriment leur « indignation devant les souffrances imposées à la population civile innocente » de République centrafricaine. Ils demandent l'aide de la communauté internationale pour mettre fin à cette situation.

Ils signent une déclaration commune qui dénonce la situation catastrophique qui affecte actuellement le pays, à la suite du coup d’état de Séléka, une coalition rebelle, en mars.

« Nous nous félicitons des efforts courageux et prophétiques entrepris par l’Église de la République de Centrafrique pour redonner de l’espoir à la population qui souffre et pour travailler à empêcher que la crise ne s’étende ou ne se transforme de manière insidieuse en un conflit de religions », peut-on lire dans la déclaration de Caritas Afrique.

Les participants lancent un appel aux Nations Unies, à l’Union africaine et à l’Union européenne afin qu’elles contribuent à mettre fin à la situation chaotique.

Ils sollicitent aussi la collaboration des évêques, réunis actuellement en Assemblée plénière du symposium des Conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar (SECAM) en République du Congo, leur demandant d’autoriser le début de la collecte de dons pour les Églises d’Afrique, afin d’aider la population de la République centrafricaine.

Les évêques centrafricains ont récemment publié un message à l’attention des chrétiens et des personnes de bonne volonté, plaidant pour « la réconciliation et la reconstruction sociale » du pays (cf. Zenit du 25 juin 2013).

La déclaration finale s’engage aussi à faire connaître dans toutes les Églises d’Afrique les deux documents suivants : la Déclaration des évêques, faite à Kinshasa en 2012, sur l’identité et la mission de Caritas, à la lumière de l’encyclique Deus caritas est, et le Motu proprio Intima Ecclesiae natura, sur le service de la charité.

Traduction d’Hélène Ginabat