Chine: Nouvelle arrestation de l’évêque Jia Zhiguo

La fondation Kung demande l’annulation des Jeux olympiques

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ROME, Jeudi 7 juin 2007 (ZENIT.org) – L’évêque de l’Eglise clandestine de Chine, Mgr Jia Zhiguo, a de nouveau été arrêté, a annoncé mercredi 6 juin la fondation cardinal Kung (http://www.cardinalkungfoundation.org).



La fondation explique que Mgr Jia Zhiguo, évêque clandestin du diocèse de Zheng Ding, dans la province du Hebei, a été arrêté une nouvelle fois par le Bureau de la sécurité publique vers 9 h 30 (heure de Pékin), le 5 juin.

Joseph Kung, le président de la fondation, lance cet appel au Comité olympique: « Une fois encore, j’en appelle d’urgence au Comité olympique pour qu’il prenne note de l’arrestation de l’évêque Jia, ainsi que des autres violations sérieuses des droits humains en Chine, et je presse le Comité d’annuler les Jeux olympiques de 2008, parce qu’il est évident et limpide que ces violations des droits de l’homme en Chine, illustrées par les arrestations répétées de ce paisible prélat religieux, ne sont pas conforme au principe, à l’esprit et à la bonne réputation des Olympiades ».

« Nous ne savons pas, explique la fondation, pourquoi l’évêque a été arrêté, et nous ne savons pas où il se trouve, 15 heures après son arrestation: il n’a toujours pas été relâché ».

« Des sources non-confirmées, continue la fondation qui a siège aux Etats Unis, ont indiqué que, pendant que l’évêque était emporté, à la faveur d’un échange entre la police et la foule, la police aurait déclaré que l’évêque serait emprisonné environ 10 jours ».

L’évêque Jia est âgé de 73 ans, et il a été ordonné prêtre en 1980. Dans sa maison, il prend soin d’environ 100 orphelins handicapés.

Il a déjà fait de la prison, pendant 20 ans environ, et il a vécu sous une surveillance étroite des autorités chinoises pendant de nombreuses années. Depuis 2004, il a été arrêté à dix reprises.

Il avait été relâché par la police le 25 septembre 2006, après uen détentin de plus de dix mois, et ses activités pastorales ont ensuite été encore plus limitées que par le passé, par les autorités chinoises.

Il n’avait pas même le droit de se promener de franchir la cour de sa résidence. Il n’avait pas le droit d’administrer les derniers sacrements aux paroissiens agonisants, et il n’avait pas le droit de recevoir de visites.

Lorsque son oncle, un prêtre âgé, est tombé et s’est blessé gravement, l’évêque présenté de nombreuses demandes et il lui fut permis de lui rendre une brève visite, mais sou l’étroite surveillance de la police.