Chrétiens dans la société : audacieux et cohérents

Témoigner de l'amour de Dieu par l'attention aux plus faibles

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Anne Kurian

ROME, dimanche 13 mai 2012 (ZENIT.org) – Benoît XVI a exhorté les chrétiens à être « présents, audacieux et cohérents » dans la société, lors d’une messe à Arezzo dans la région Toscane, aujourd’hui 13 mai 2012.

Benoît XVI était en effet en visite pastorale dans la région Toscane. Il a célébré ce matin une messe dans le parc communal de la ville d’Arezzo, entouré des évêques de Toscane. Etaient présentes également les autorités civiles de la région, ainsi que Mario Monti, premier ministre italien.

Ferment dans la société

Benoît XVI est d’abord revenu sur le « précieux héritage » de l’église d’Arezzo, une église « antique, experte en relations » et qui s’est « distinguée par son sens de la liberté, et sa capacité de dialogue avec les diverses composantes de la société ». Aujourd’hui encore, a-t-il constaté, l’accueil de la région envers « ceux qui sont venus en quête de liberté et de travail », est « bien connu ».

L’église d’Arezzo et de la Toscane, a-t-il poursuivi, a été « enrichie et animée » par des saints, comme saint Donat, saint Patron de la ville, saint Pierre Damien et le bienheureux Grégoire X, pape, qui repose en la cathédrale d’Arezzo.

Benoît XVI a donc invité les habitants de la Toscane, « patrie de la Renaissance », à « faire fructifier » cet héritage : « Soyez ferment dans la société, soyez des chrétiens présents, audacieux et cohérents », a-t-il exhorté.

Solidarité avec les plus faibles

Dans la société, a affirmé Benoît XVI, l’Eglise s’engage « pour que l’amour de Dieu s'accompagne toujours de celui du prochain ». Etre solidaire avec les pauvres, a-t-il précisé, c’est « reconnaître le projet de Dieu créateur, qui a fait de tous une seule famille ».

Parmi ses valeurs « distinctives », a ajouté le pape, la culture de la Toscane est « la solidarité, l’attention aux plus faibles, le respect de la dignité de chacun ». Par conséquent, si la région est « durement éprouvée » par la crise économique,  elle doit cependant continuer à « être attentive et solidaire avec celui qui est dans le besoin », et elle doit aussi « éduquer au dépassement des logiques purement matérialistes, qui souvent marquent notre époque, et finissent par brouiller le sens de la solidarité et de la charité ».

L’Eglise, a-t-il insisté, doit être « concrètement solidaire » avec celui qui est dans le besoin, en « partageant ses ressources », en « promouvant des styles de vie plus simples », et en luttant « contre la culture de l’éphémère, qui a illusionné de nombreuses personnes, provoquant une profonde crise spirituelle ».

Pour Benoît XVI, « témoigner de l’amour de Dieu par l’attention aux plus faibles » est inséparable de « la défense de la vie, de son commencement jusqu’à sa fin naturelle ». Ainsi, la défense de la famille, « par des lois justes et capables de protéger aussi les plus faibles », est essentielle pour « maintenir un tissu social solide » et « offrir des perspectives d’espérance pour le futur ».