Chrétiens en Terre Sainte: « Aux portes de Sion »

Un court-métrage

Rome, (Zenit.org) | 593 clics

La Fondation EUK Mamie, initiative du Foyer des Mères, vient de produire un nouveau documentaire sur la situation des chrétiens en Terre Sainte: « Aux portes de Sion ».

Ce court-métrage est pensé pour être projeté à des groupes de pèlerins avant qu’ils ne se rendent en Terre Sainte afin qu’ils prennent conscience de la réalité locale des chrétiens.

D’une durée de 30 minutes, il renferme des entretiens réalisés avec le cardinal Edwin O’Brien, Grand Maître de l’Ordre du Saint-Sépulcre, le P. Artemio Vitores, vicaire de la Custodie de Terre Sainte, Amal Hazeen, une chrétienne de Bethléem dans les Territoires palestiniens et actuellement professeur à l’université pontificale Urbanienne, à Rome, et Majdi Hashoul, un séminariste du diocèse de Haïfa (Israël).

Son objectif affiché est d'aider les chrétiens du monde entier à connaître la situation de difficulté dans laquelle se trouvent aujourd’hui les chrétiens en Terre Sainte, la terre du Seigneur. Depuis 1948 la population chrétienne d’Israël est passée de 30% à 1,2%, tels chiffres montrant clairement la tragique réalité.

« Promouvons les pèlerinages en Terre Sainte », dit le cardinal O’Brien dans la vidéo, « dans un geste de soutien non seulement économique pour les œuvres de charité que l’Eglise déploie sur place, mais aussi pour le soutien psychologique des chrétiens ».

« Quand ils voient que la famille mondiale des chrétiens s’intéresse à eux, ils sont encouragés à persévérer », ajoute-t-il.

A un autre moment du film, l’enseignante Amal Hazeen évoque un souvenir de jeunesse : « Je me souviens quand, toute petite, j’allais tous les jours à la basilique de la Nativité à Bethléem, cette expérience a eu un profond impact sur moi  (…). Etre chrétienne et être née sur cette terre, j’ai senti cela comme un grand don ».

Elle regrette en même temps les difficultés que traversent actuellement les chrétiens de Bethléem pour visiter les lieux saints : « Hélas, aujourd’hui je pense qu’il est très difficile pour les chrétiens d’aller là-bas,  ils doivent avoir un permis, et ces permis sont difficiles à obtenir pour les résidants, tant chrétiens que musulmans ».

Madji Hashoul est un jeune séminariste du diocèse d’Haïfa (Israël), il est actuellement sous-diacre et aux portes de son ordination sacerdotale. Il explique dans le film : « le monde connaît très mal notre situation. Rares sont ceux qui connaissent notre existence. Nous sommes là, vivons là. Nous ne sommes pas de nouveaux convertis, nous le sommes depuis le temps de Jésus. Les chrétiens locaux sont arabo-chrétiens ». Et il ajoute : « comme chrétiens nous ne nous sentons pas des citoyens de premier, deuxième ou troisième degré, nous nous sentons beaucoup moins que ça. Il y a de la discrimination, tant dans les opportunités de travail que dans lorsque l’on va dans les différentes institutions, hélas on se sent inférieur ».

Le cardinal Edwin O’Brien reste malgré tout optimiste face à cette situation : même s’il reconnaît qu’elle est très difficile, voire tragique, il explique que les chrétiens locaux ont une foi si profonde qu’elle les pousse à persévérer ». 

Quant à l’enseignante, Amal Hazeen, elle propose de renforcer le dialogue : « Ici il faut dialoguer, parler de paix, de justice et d’égalité. Car tout le monde doit avoir le droit de pouvoir vivre en communion et en paix et de pouvoir accéder à ces lieux librement »

Pour sa part, Madji Hashoul, conclut son intervention en demandant aux fidèles qui viennent leur rendre visite: « Le pus important pour nous est que ceux qui viennent visiter les lieux saints se souviennent de nous, se rappellent que cette petite communauté chrétienne locale est une partie de l’Eglise universelle, et une partie importante, car elle a subi au fil des siècles des persécutions très dures, vraiment très dures ».

Pour plus de détails sur la vidéo se connecter au site:
http://www.eukmamie.org/it/televisione/programmi/sion"

Traduction d'Océane Le Gall