Chypre: La religion véritable, source de respect mutuel et d´harmonie

"Dialogue entre religions et cultures"

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CITE DU VATICAN, Mardi 12 mars 2002 (ZENIT.org) - "La religion véritable est une source intarissable de respect mutuel et d´harmonie entre les peuples, mais aussi un antidote à la violence et aux conflits", affirme à nouveau le pape dans un message à Mgr Pietro Sambi, nonce apostolique à Chypre.



Jean-Paul II a en effet adressé, en date du 6 mars, un message à Mgr Sambi, à l´occasion de la réunion organisée à Nicosie par la Fondation culturelle du Monastère de Kykkos et le département Media et communication de l´Université Panteion d´Athènes. Thème de la rencontre: "Dialogue entre religions et cultures". Ce message a été publié hier, 11 mars par la Salle de presse du Saint-Siège, dans son original en anglais.

Dans son discours du 10 janvier 2002 au Corps diplomatique, le pape évoquait cette île de la Méditerranée, toujours divisée entre la Grèce et la Turquie, en constatant: "Il m’est agréable d’évoquer aussi la nouvelle tant attendue de l’amorce d’un dialogue direct entre les responsables des deux communautés de l’île de Chypre". Cette rencontre avait lieu au moment où Jean-Paul II recevait pour la première fois une délégation de l´Eglise orthodoxe d´Athènes au Vatican.

Le pape évoquait dans ce message la Journée de prière pour la paix à Assise, le 24 janvier dernier, au cours de laquelle les représentants des religions ont voulu "montrer que la religion véritable est une source intarissable de respect mutuel et d´harmonie entre les peuples, mais aussi un antidote à la violence et aux conflits".

Le pape soulignait l´actualité du thème du dialogue entre religion et culture car il s´agit, disait-il, "de trouver des moyens pratiques d´amélioration de la compréhension entre les peuples, en vue de construire des bases pour aborder les nombreux problèmes qui touchent la famille humaine en ce début de nouveau millénaire".

En des termes vigoureux, Jean-Paul II ajoutait: "La tyrannie de l´injustice, de l´égoïsme et des préjugés ne peut être combattue que grâce à une importante résurgence de l´esprit humain dans les coeurs et au sein des relations entre les peuples".

"Je prie de tout mon coeur, concluait le pape, pour que la rencontre de Nicosie montre qu´il n´y a pas de justification, en théorie comme en pratique, de la discrimination entre les individus ou les peuples. Tous partagent la même dignité humaine et les droits qui en découlent".