Clarification du Vatican concernant la gestion du sanctuaire du Padre Pio

Les capucins conservent la charge de gérer le sanctuaire de San Giovanni Rotondo

| 1498 clics

CITE DU VATICAN, Lundi 5 mai 2003 (ZENIT.org) – Le directeur de la salle de presse du Saint-Siège a publié ce matin une déclaration visant à clarifier la décision du Vatican de nommer un délégué pontifical pour les Œuvres de Saint Pio de Pietrelcina. Une décision qui a provoqué une polémique concernant la gestion du sanctuaire confiée aux Pères Capucins.



Le 8 mars dernier le Saint Siège a en effet nommé l’archevêque Domenico Umberto D’Ambrosio comme archevêque de Manfredonia-Vieste-San Giovanni Rotondo et délégué du Saint-Siège pour les Œuvres de Saint Pio de Pietrelcina.

Dans sa déclaration, le porte-parole du Vatican, M. Joaquín Navarro-Valls explique le rôle d’un « délégué pontifical »

"A propos de nouvelles publiées aujourd'hui par des moyens de communication sociale, sur la gestion du sanctuaire de S. Giovanni Rotondo, il me semble opportun de préciser que les Pères Capucins continuent d'avoir la gestion du sanctuaire. Mais l'archevêque du lieu a le droit et le devoir de veiller sur l'activité pastorale qui s'y déroule, comme c'est le devoir de tout évêque dans son diocèse selon les normes générales du droit canon".

"Le titre de Délégué du Saint-Siège pour les œuvres du Padre Pio est semblable à celui conféré par les Souverains pontifes aux délégués d'autres sanctuaires. Il existe en effet d'autres délégués pontificaux qui sont parfois les ordinaires du lieu eux-mêmes, comme à Lorette et à Pompéi, et parfois d'autres prélats, par exemple, actuellement, le Cardinal Antonetti pour la basilique d'Assise et Mgr Gioia pour la basilique de saint Antoine à Padoue".

Le maire de San Giovanni Rotondo, Antonio Squarcella, souhaite lui aussi aider à apaiser la polémique. Il se dit en effet prêt à recevoir Mgr Domenico D'Ambrosio.

Pour sa part, le porte-parole des frères capucins, le P. Luciano Lotti, a déclaré que les explications du Saint-Siège sur les mesures prises leur sont parvenues. "Il ne s'agit pas d'une "expropriation", dit-il. Nous sommes tous une grande famille où il y a des frères aînés qui peuvent aider leurs frères plus jeunes".