Collaborer pour construire la paix dans la vérité, la justice, et l’amour fraternel

Angélus de l’Epiphanie

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CITE DU VATICAN, Mardi 6 janvier 2004 (ZENIT.org) – Collaborer pour construire la paix dans la vérité, la justice, et l’amour fraternel : c’est l'invitation de Jean-Paul II à l’angélus de l’Epiphanie, en ce 6 janvier, place Saint-Pierre, sous le soleil romain.



En effet l’Italie a fait le pont en maintenant l’Epiphanie le 6 janvier : le grand retour des vacances de Noël se fait ce mardi, et nombreux étaient les Romains et les Italiens en vacances et les visiteurs du monde entier à être présents au rendez-vous de l’angélus avec Jean-Paul II en ce 6 janvier, autour de la grande crèche de la place Saint-Pierre, qui ne cesse d’attirer petits et grands.

L’Italie fête en même temps le 6 janvier la venue de la "Befana", mi-fée mi-sorcière qui distribue les cadeaux et les douceurs aux enfants : une fête très populaire marquée depuis 19 ans par un défilé jusqu’à la place Saint-Pierre.

Il faut construire une "collaboration plus étroite pour instaurer la paix dans la vérité, la justice et l’amour fraternel", a déclaré Jean-Paul II en répétant les paroles prononcée par Paul VI lors de son voyage en terre sainte il y a 40 ans (Texte intégral, cf. ci-dessous in "Documents" : "La mission du christianisme est une mission d’amitié parmi les peuples").

Le pape a aussi évoqué la mystérieuse étoile qui a guidé les mages jusqu’à Jérusalem puis à Bethléem, où ils ont adoré l’Enfant Jésus. Il a souligné la richesse symbolique de la lumière si présente dans la liturgie du temps de Noël.

"Dieu est lumière, et le Verbe fait homme est lumière du monde, lumière qui montre la route aux peuples : lumière des peuples","Lumen gentium", disait le pape.

Par conséquent, expliquait-il en substance, le peuple de Dieu est invité à suivre cette lumière, à marcher toujours dans cette lumière qui est la seule capable de dissiper les ténèbres de la haine, de la rancœur, sentiments qui hélas ensanglantent tant de régions du monde.

Le pape a évoqué tout spécialement la situation en Terre Sainte, ces régions qui ont vu naître le "Prince de la paix".

Le pape mentionnait le 40e anniversaire du pèlerinage historique de Paul VI à Jérusalem et Bethléem, en prononçant à nouveau à l’adresse des responsables des Nations l’appel à la paix prononcé par son prédécesseur à Bethléem, le 6 janvier 1964 : "Nous regardons le monde avec une immense sympathie. Si le monde se sent étranger au christianisme, le christianisme ne se sent pas étranger au monde, quel que soit l’aspect sous lequel ce dernier se présente et quelle que soit l’attitude qu’il adopte à son égard".

Jean-Paul II invoquait l’intercession de la très Sainte Vierge Marie, "étoile de l’humanité pérégrinante dans le temps" avant d’adresser ses "vœux cordiaux" aux Eglises orientales qui suivent le calendrier julien et célèbrent Noël en ces jours.

L’atmosphère de fête a été entretenue par le cortège folklorique et historique intitulé "Viva la Befana" dédié cette année aux traditions de la ville d’Anagni : 1500 figurants en costumes d’époque et conduits par les trois mages ont défilé depuis le Tibre tout au long de la "via della Conciliazione" jusqu’à la place Saint-Pierre. Le cortège est porteur chaque année d’un message de paix et de fraternité pour les peuples de la terre.

Après avoir salué les pèlerins en italien, après l’angélus, le pape s’est adressé à ses compatriotes, remerciant en particulier les deux chœurs d’enfants venus de Zywiec et de Lodz. Il a exhorté les fidèles à "toujours marcher dans la lumière du Christ" avant de conclure : "Bonne fête de l’Epiphanie à tous!".

Rappelons que Jean-Paul II n’a pas ordonné d’évêques comme il en avait l’habitude en ce jour de l’Epiphanie, et il ne baptisera pas de nouveaux nés dimanche prochain, comme chaque année lors de la fête du baptême du Christ.