Colombe Rawski, un destin exceptionnel

Le charisme de S. Benoît au service des jeunes et des pauvres

Rome, (Zenit.org) Anita Bourdin | 442 clics

Le martyrloge romain fait aujourd'hui mémoire de la bienheureuse Colombe Rawski, abbesse (1858-1926), polonaise, née en Ukraine, morte à Rome, fondatrice à Madagascar, entre autres... Un charisme au service des jeunes et des pauvres, mais ancré dans la prière et l'équilibre bénédictins.

Jeanne Mathilde Gabriel Rawski était née dans une famille aristocratique polonaise, en Ukraine. A Lvov, elle reçut la meilleure éducation. C'est aussi là qu'elle entendit l'appel de Dieu à la vie religieuse et elle entra chez les Bénédictines où elle reçut le nom de Colombe et elle y devint abbesse.

Pourtant, elle ressentait le besoin de secourir les pauvres et de donner une éducation aux jeunes filles.

Or, en 1900, injustement calomniée, elle partit pour Rome et passa quelque temps à Subiaco, berceau de l'ordre bénédictin, à quelque 70 km de la Ville éternelle où elle revint l'année suivante.

Son conseiller spirituel était le bienheureux dominicain Hyacinthe Cormier. Il l'encouragea à la catéchèse et au service des pauvres et des malades. C'est ainsi qu'elle fut conduite à fonder un groupe séculier, les Oblates bénédictines, puis, en 1908, les Bénédictines de la Charité.

La congrégation se déploya bientôt en Italie, à Madagascar, en Roumanie, avec les encouragements des papes saint Pie X et Benoît XV, et de la reine Elena (Elena du Monténegro devenue épouse de Victor Emmanuel III d'Italie).

L'Eglise doit aussi à Mère Colomba Gabriel une oeuvre sociale en faveur des jeunes filles ouvrières pauvres, ou loin de leurs familles, la "Maison de famille".

Et elle s'éteignit aux portes de Rome, à Centocelle, le 24 septembre 1926: c'est donc aujourd'hui l'anniversaire de sa "naissance au Ciel". Elle a été béatifiée par Jean-Paul II en 1993.