Colombie : Appel de Benoît XVI à la prière pour la liberté des otages

Le pape encourage une marche organisée en Colombie

| 1661 clics

ROME, Mercredi 26 novembre 2008 (ZENIT.org) - Benoît XVI a encouragé la prière pour la liberté des otages de Colombie, lors de l'audience du mercredi, en la salle Paul VI du Vatican.

Le pape a lancé cet appel à la fin de la synthèse en espagnol de sa catéchèse, en saluant les pèlerins d'Amérique latine.

« Je désire rappeler la marche pour demander la liberté des personnes retenues en otage qui aura lieu vendredi prochain en Colombie », a dit Benoît XVI en espagnol.

« J'élève vers Dieu une supplication fervente pour que ce fléau prenne fin, et que l'on arrive rapidement à la concorde et à la paix dans cette nation bien-aimée ».

Ce n'est pas la première fois que Benoît XVI plaide en faveur des personnes enlevées en Colombie. Rappelons quelques autres occasions.

Tout d'abord, Benoît XVI a exprimé sa « joie » pour la libération d'Ingrid Betancourt, le 2 juillet dernier. Le P. Lombardi, directeur de la salle de presse du Saint-Siège, y voyait pour sa part un « signe positif pour la liberté de tous les otages » et pour la « réconciliation » en Colombie.

La libération d'Ingrid Betancourt intervenait au moment où les évêques de Colombie étaient réunis au sanctuaire de Notre-Dame du Rosaire de Chiquinquirá (29 juin- 5 juillet), à l'occasion du centenaire de cette institution, fondée en 1908. Le pape venait de leur adresser un message vidéo.

Dans ce message, publié mardi 1er juillet 2008 par le Vatican, Benoît XVI avait déjà appelé à la fin des enlèvements et des violences en Colombie.

Le P. Lombardi a souligné que le pape était allé se recueillir dans sa chapelle privée à la « très belle nouvelle » de cette libération de 15 otages : Ingrid Betancourt, 3 otages des Etats-Unis et onze de Colombie, jusque-là détenus dans la jungle par la guérilla, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC).

C'est une nouvelle qui « suscite la satisfaction » et « donne des raisons d'espérer pour de nombreuses autres personnes », avait ajouté le P. Lombardi. Pour lui, cette libération « va dans le sens de la pacification d'un pays qui a tant souffert de la violence ».

Le pape a déploré expressément « la violence, les enlèvements et les extorsions dont souffrent tellement les fils de cette terre aimée ». Benoît XVI y parle de la Colombie comme d'un cas « douloureux ».

En février 2007, Benoît XVI avait mentionné leur sort dans son discours au nouvel ambassadeur de Colombie près le Saint-Siège, M. Juan Gomez Martinez.

Le pape a notamment déploré le « cruel fléau des enlèvements », qui violent si gravement les droits des personnes.

Dans son Message au Corps diplomatique, le 8 janvier 2007 également, le pape évoquait déjà l'Amérique latine et les Caraïbes, et spécialement la libération des otages retenus en Colombie.

Le pape évoquait « le long conflit interne [qui] a provoqué une crise humanitaire, surtout en ce qui concerne les personnes déplacées », et encourageait « tous les efforts » possibles « pour pacifier le pays, pour restituer aux familles leurs proches qui ont été enlevés, pour redonner sécurité et vie normale à des millions de personnes ».