Colombie : Mgr Ramirez libéré sain et sauf, à la Une de L’Osservatore Romano

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CITE DU VATICAN, Mercredi 28 juillet 2004 (ZENIT.org) – L’évêque de Yopal, en Colombie, Mgr Misael Vacca Ramirez, enlevé le 24 juillet par l’Armée de libération nationale (ELN) a été libéré, annonce à la Une L’Osservatore Romano en italien du 29 juillet: Jean-Paul II avait lancé hier un appel pour sa libération (cf. ZF040727).



L’évêque avait été enlevé samedi dernier alors qu’il effectuait une visite pastorale, près de Morcote. L’évêque a été remis en liberté par la guérilla dans la matinée, et dans la même localité, entre Casanare et Boyaca.

Mgr Ramirez a dû marcher pendant environ trois heures pour rejoindre la résidence de l’évêque local de Trinidad, Mgr Javier Pizarro. Il est ensuite rentré à Yopal en hélicoptère. Mgr Pizarro a déclaré que l’évêque était en bonne santé, qu’il n’avait pas été maltraité, mais considéré avec respect, et qu’il remerciait tous ceux qui avait favorisé sa libération, et en premier lieu le pape Jean Paul II et l’Eglise de Colombie.

Mgr Luis Augusto Castro, vice-président de la conférence épiscopale colombienne, a répété que les enlèvements n’ont aucun sens, d’autant plus que l’Eglise a toujours favorisé la recherche de la paix.

Le P. David Gutierrez, secrétaire du Bureau des communications sociales du Conseil épiscopal latino-américain (CELAM) a confié à ce propos, depuis Bogota, au micro de Radio Vatican : "L’évêque a été libéré dans la forêt, et il a donc dû marcher pendant longtemps. A peine arrivé à un centre habité, il a parlé avec les gens et il a communiqué lui-même la nouvelle de sa libération. Selon les premières informations, il semble que ses ravisseurs aient rencontré un problème : les forces de police se sont activées dès la nouvelle de l’enlèvement de l’évêque, et ont commencé les recherches. Les ravisseurs ont dû se sentir aux abois et ils ont peut-être pour cette raison libéré l’évêque sans l’entraîner plus avant dans la forêt, ce qui aurait constitué le problème le plus important étant donné le territoire de la Colombie".

"L’évêque a été enlevé, explique le P. Gutierrez, afin qu’il apporte un message au gouvernement de la Colombie, une fois relâché. Ce plan n’a pas abouti en raison de l’action de la police. C’est bien la guérilla qui l’avait enlevé".

Pour ce qui est des réactions dans le pays, le P. Gutierrez explique encore : "Dès que nous avons eu la nouvelle de sa libération, la première réaction a été une grande joie. L’évêque est apparu en bonne santé, en dépit de sa longue marche en forêt. Les fidèles de son diocèse ont manifesté une grande allégresse".

"L’évêque, conclut le P. Gutierrez, a exprimé ses remerciements à tout le monde, non seulement pour la sollicitude de l’Eglise, mais pour celle du gouvernement, celle du président Alvaro Uribe qui avait lancé un appel très fort à la guérilla. Il a exprimé une grande reconnaissance pour l’appel lancé par le Saint-Père lui-même, et il lui a adressé des paroles de proximité et de gratitude".