Combattre la malvoyance, fléau des pays pauvres

Congrès du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé, 4-5 mai 2012

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Anne Kurian 

ROME, jeudi 3 mai 2012 (ZENIT.org) – La cécité et la malvoyance sont des « handicaps majeurs » encore aujourd’hui, en particulier dans les pays en voie de développement : c’est pour combattre ce fléau que s’ouvre un congrès international sur la cécité et la malvoyance, intitulé  « La personne non voyante: « Rabbouni, que je voie » (Mc 10, 51) ».

Organisé par le Conseil pontifical pour la pastorale de la santé et par la Fondation du Bon Samaritain, qui dépend de ce dicastère, il se déroulera à Rome les 4 et 5 mai 2012, annonce un communiqué.

De nombreux experts du monde entier sont attendus, et des initiatives mises en place par des religieux et laïcs seront présentées, afin de lutter contre la cécité. En mettant « la personne au centre de la réflexion », les participants examineront les aspects théologiques, exégétiques, mais également médico-scientifiques de la cécité, en particulier la question de la diffusion des instruments de prévention et de soin. 

Pour que les personnes aveugles puissent également bénéficier de cette initiative, le dicastère a publié le programme en braille. L’après-midi du 4 mai, aura lieu un concert donné par trois musiciens non-voyants : le curé de Camporeggiano, le P. Gerardo Balbi, pianiste, jouera avec les violonistes Gianfranco Contadini, et Lin-Phin Chang et Chou Chien-Yu, de Taiwan.

Selon l’OMS, la malvoyance et la cécité touchent respectivement 246 millions et 39 millions de personnes dans le monde. Elles sont encore aujourd’hui des « handicaps majeurs », surtout « dans les pays économiquement défavorisés », que soit en termes de « santé et d’intégration sociale » ou de « manque d’accès aux instruments de prévention, soin et correction ».

Le communiqué rapporte en ce sens que « moins de 5% des enfants souffrant d’un déficit visuel a accès à des correctifs de vue dans les pays en voie de développement » alors que justement dans ces pays résident « environ 90 % des personnes avec un handicap visuel partiel ou total ».

En outre, dans 80% des cas, le handicap aurait pu être « prévenu » ou pourrait être « sensiblement réduit ou annulé » par des instruments de correction – lunettes, interventions chirurgicales. Cependant une large population ne peut se permettre les « coûts des interventions de corrections ». Ainsi, la cataracte est dans les pays occidentaux une opération « de routine » alors qu’elle reste une des principales causes de handicap visuel (39 % des cas) au niveau mondial.