Communiqué du Bureau catholique de l’enfance sur les affaires de pédophilie

« Aucune institution s’occupant d’enfants n’est à l'abri de telles situations »

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ROME,  Jeudi 22 avril 2010 (ZENIT.org) - « Face aux actes de pédophilie, développons une culture de respect de la dignité et des droits de l'enfant », souligne un communiqué du Bureau international catholique de l'enfance (BICE), rappelant que la « dignité et les droits de l'enfant » constitue le cœur de sa mission.  

Le BICE condamne « toute forme d'abus sexuels à l'égard des enfants partout où ils sont commis et quels qu'en soient les auteurs ».

Il se dit « consterné » par les révélations sur les abus commis sur des enfants par des prêtres de l'Eglise catholique, soulignant que de « telles violations doivent être portées devant la justice », que  « la culpabilité, lorsqu'elle est établie, ne peut pas rester impunie ».  

Le fait de reconnaître que l'abusé est une victime constitue en outre, selon l'organisation,  un premier pas dans le processus de sa réhabilitation.  

Mais elle insiste sur le travail de prévention et de mobilisation des communautés et des institutions pour protéger les enfants contre de tels actes, saluant , de ce point de vue, « la publication par le Saint-Siège de lignes directrices qui exigent notamment le recours systématique à la justice civile dans les cas d'abus ou de violences sexuelles ». 

« Aucune institution s'occupant d'enfants n'est malheureusement à l'abri de telles situations », rappelle le BICE dans son communiqué en première page sur son site.  

C'est pourquoi, explique-t-il, il s'est doté depuis plusieurs années d'un code de conduite qui prévoit dans ces cas de saisir la justice, et  l'ensemble du personnel et tous les responsables de l'organisation doivent y adhérer dès leur entrée à l'organisation et sont tenus de le respecter. 

«  Il s'agit de promouvoir des comportements et de créer un environnement empêchant de tels actes », ajoute-t-il.

Conformément à sa vocation internationale, le BICE invite également à œuvrer « à la mise en application de la Convention des Nations unies relative aux droits de l'enfant, et en l'espèce pour l'application de ses articles 19 et 34 qui enjoignent aux Etats de protéger les enfants contre toutes les formes d'exploitation et de violence sexuelle.

Selon le BICE, présent dans 66 pays sur 4 continents, les récentes révélations qui « choquent tant les consciences » ne doivent cependant pas faire oublier « l'immense travail en faveur de l'enfance réalisé de par le monde par des institutions catholiques et des catholiques engagés, clercs et laïcs ».  

Tous, précise l'organisation en conclusion, contribuant à ce qu'émerge progressivement, dans l'Eglise et dans la société, « une véritable culture du respect de la dignité et des droits de l'enfant que chacune et chacun d'entre-nous est appelé à promouvoir, où qu'il se trouve ».