Conférence asiatique sur la famille: interventions de Mgr Laffitte

Le législateur ne pourra jamais enlever aux familles la promesse du Christ

Rome, (Zenit.org) Anita Bourdin | 557 clics

Le législateur ne pourra jamais enlever aux familles la promesse du Christ, vivant en elles et source de la "communion des personnes", fait observer Mgr Laffitte. 

Le secrétaire du Conseil pontifical pour la famille, Mgr Jean Laffitte, est intervenu, en anglais, lors de la Conférence asiatique sur la famille, qui s’est tenue à Manille du 13 au 16 mai 2014.

Le Christ vivant et la communion des personnes

Lors de la conclusion du rassemblement, le 16 mai, à l’Université de Saint-Thomas, en présence de quelque 5 000 personnes, Mgr Laffitte a exhorté les familles à devenir « des lumières d’espérance pour le monde ». Il a souligné la « beauté » de l’amour humain et du dessein de Dieu sur la famille. Regrettant le « manque de respect » de nombreux pays pour le mariage et la famille, Mgr Laffitte a fait observer cependant qu’aucun législateur « ne pourra jamais enlever aux familles la promesse de Jésus d’être toujours avec chacune d’entre elles, vivant en elles ».

« Lorsque les conjoints et les parents reconnaissent qu’ils reçoivent de Dieu le don de leur amour, ils acceptent de tout leur cœur la présence du Seigneur dans leur maison. Une famille chrétienne est une famille dans laquelle Dieu habite. La tradition chrétienne a toujours affirmé que la famille est une « église domestique ». Cela signifie un lieu où Dieu sera aimé et adoré en établissant une véritable communion entre les personnes. Un lieu fondé sur un roc, sur le Christ lui-même », a conclu Mgr Laffitte.

Mgr Laffitte est aussi intervenu, le 15 mai 2014, sur la Charte des droits de la famille et les dangers qui la menacent, comme le « mariage pour tous », qui constitue en quelque sorte « le point central d’un véritable projet révolutionnaire qui cherche à renverser les structures fondamentales de la vie sociale. En ce qui concerne mon pays, je ne peux que citer la dame qui était alors ministre de la Justice et qui a déclaré que le soi-disant mariage pour tous a été conçu comme un véritable changement de civilisation ».

Expliquer aux fiancés l'indissolubilité du mariage sacramentel

Mgr Laffitte avait ouvert la Conférence, le 13 mai, en identifiant les défis lancés par la « postmodernité » à la famille, leurs effets, et en indiquant dans quelle direction va la contribution des catholiques en faveur de la famille.

Il a recommandé une attention particulière à la préparation au mariage au cours de laquelle, explique-t-il, « il faut dire explicitement au couple de fiancés que l’indissolubilité du mariage nécessite un réel engagement de la part des deux, tout au long de leur vie. (...) Au cours de l’entretien avec le prêtre, l’on peut rappeler avec gentillesse certains cas où, afin de respecter l’indissolubilité du mariage, il est nécessaire de sacrifier quelque chose de personnel. Par exemple, lorsqu’un des deux tombe gravement malade, ou lorsque l’union n’est pas naturellement fertile, ou enfin lorsqu’un mariage est endommagé par une trahison, mais sauvé par le pardon de l’autre ».

Une politique gouvernementale pour les familles 

Le "numéro deux" du dicastère pour la famille a également participé à une rencontre avec des fonctionnaires du gouvernement et des juristes philippins. Il a évoqué la façon dont la logique de la « culture libérale », portée à son extrême, constitue une menace pour la démocratie : « Une société libérale, au sens idéologique du terme, exclut toute réflexion sur les questions éthiques personnelles. En réalité, elle est toujours au-dessus des débats de fond et elle les disqualifie au départ. Cette culture libérale, cette société ‘tolérante’ impose une pensée unique. Et dans ce sens, elle est un totalitarisme. »

Mgr Laffitte, ainsi que le président de la conférence des évêques philippins, Mgr Socrates Villegas, ont rencontré le président de la République des Philippines, Benigno Aquino III, au palais présidentiel de Malacañang. Le président Aquino a présenté les programmes gouvernementaux visant à aider les familles philippines, en particulier celles qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, par des subventions en espèces. Il s’agit d’aider les familles à maintenir leurs enfants à l’école. Le gouvernement soutient actuellement 4,5 millions de foyer sur un total de quelque 20 millions.