Conférence sur les bombes à sous-munitions : objectifs atteints

Le Saint-Siège a participé à la Conférence de Dublin (19-30 mai)

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ROME, Vendredi 6 juin 2008 (ZENIT.org) - Le 30 mai dernier s'est conclue à Dublin en Irlande la Conférence diplomatique sur les bombes à sous-munitions (19-30 mai) durant laquelle a été adoptée la Convention interdisant ces armes. « Les objectifs ont été atteints », souligne le représentant du Saint-Siège.

L'observateur permanent du Saint-Siège aux Nations unies, et chef de la délégation du Saint-Siège à la Conférence, Mgr Silvano M. Tomasi, est intervenu le 19 mai (cf. Zenit du 3 juin), puis le 28 et le 30 juin. Le bureau de presse du Saint-Siège publie ce vendredi son intervention du 30 juin.

L'archevêque italien souligne dans sa dernière intervention que « la protection et l'aide aux victimes des bombes à sous-munitions, le fait de prévenir leur souffrance, et l'ajout d'un nouveau chapitre sur ce sujet dans le droit humanitaire international », ont été depuis le départ des « objectifs clairs » du Saint-Siège.

Mgr Tomasi constate que « ces objectifs ont été atteints ».

L'archevêque se réjouit de « l'esprit de partenariat » des participants et reconnaît que les « efforts convergents de tous les participants, leur bonne volonté et leur souci primordial pour les conditions dramatiques de nombreuses victimes, des familles et des communautés des victimes, ont permis d'agir de manière décisive ». Il souligne également le « poids » du gouvernement irlandais.

Mgr Tomasi rappelle que le pape Benoît XVI avait demandé un « instrument international fort et crédible ».

Il souligne que de nombreux pays, organisations non gouvernementales et personnes individuelles « se sont engagées avec détermination et un sens de solidarité et de compassion » pour parvenir à cette Convention. Les travaux ont commencé à Oslo, puis Lima, Vienne, Wellington et enfin, Dublin.

Le représentant du Saint-Siège souligne trois points positifs de la Convention.

Tout d'abord celle-ci encourage « un plus grand souci des victimes des bombes à sous-munitions y compris de leurs familles et communautés » et un « sens de solidarité de la communauté internationale ».

Deuxièmement, elle reconnaît le rôle spécifique et la contribution des différents acteurs. Elle doit garantir « le pluralisme qui appartient à toute société démocratique et la diversité d'acteurs importants non gouvernementaux ».

Troisièmement, la nouvelle Convention est « un succès en soi » mais aussi un « message positif » à la communauté internationale, l'invitant à « poursuivre ses efforts dans les négociations globales sur le désarmement et le contrôle des armements ».

« La tâche n'est pas achevée, conclut Mgr Tomasi. Maintenant commence en effet le défi de mettre en place cet instrument ».

Gisèle Plantec