Congo-Brazzaville: visite du président congolais au Vatican

L'urgence de l'accueil des réfugiés

Rome, (Zenit.org) Anita Bourdin | 650 clics

L’aide aux réfugiés constitue une urgence au Congo Brazzaville aussi, c’est ce qui ressort d’un communiqué du Saint-Siège à l’issue de la visite de M. Sassou-Nguesso au Vatican.

Le pape François a en effet reçu en audience ce lundi 9 décembre, au Vatican, M. Denis Sassou-Nguesso, président de la République du Congo (Brazzaville), depuis 2002.

Le président s’est ensuite entretenu avec le Secrétaire d'Etat, Mgr Pietro Parolin.

La situation en Centrafrique a été à l’ordre du jour, dans ses « aspects humanitaires », ainsi que « le problème des réfugiés et de l'aide à leur apporter », et « la sécurité régionale, notamment là où s'aggravent des tensions à caractère fondamentaliste ».  

Le Congo a en effet une frontière au nord-est avec la République Centrafricaine, au nord-ouest avec le Cameroun, à l’ouest avec le Gabon, à l’est et au sud-est avec la RDC et au sud avec l’Angola.

Sur une polupation de plus de 3, 7 millions d'habitants, le pays accueillait en 2012 plus de 140 000 réfugiés et 7 800 déplacés, selon les chiffres de l'AED-France.

Mais depuis juin dernier, le pays applique la "clause de cessation du statut" de quelque 8400 réfugiés rwandais installés sur son territoire depuis 1997. Ils ont trois options : le rapatriement volontaire, l’intégration locale ou l’exemption de la clause, ce que beaucoup choisissent.

Les entretiens ont permis d’évoquer en outre l’importance de la « contribution que l'Eglise catholique offre à la société congolaise » notamment dans l’aide humanitaire et dans l’éducation, dans ce pays où l’on estime que 70% de la population vit avec moins de un dollar par jour.

Les rencontres ont aussi été l’occasion de « se féliciter des bonnes relations entre le Congo et le Saint-Siège » et d’affirmer une « volonté de renforcer leur collaboration ». Le pays est chrétien à presque 90%.