Copenhague : Les catholiques défendront la justice climatique

La Caritas et le CIDSE demandent une ferme option pour les pauvres

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ROME, Mercredi 2 décembre 2009 (ZENIT.org) - Responsables de l'Eglise catholique, partisans, agences d'aide et groupes de soutien, unissent leurs efforts pour encourager les leaders du monde à parler de « justice climatique » au prochain sommet de Copenhague sur les changements climatiques, qui s'ouvrira lundi prochain 7 décembre au Danemark.

Caritas Internationalis et le Catholic Group of International Cooperation for Development and Solidarity (CISDE) représentent 180 agences catholiques qui luttent pour un nouvel accord sur les changements climatiques où les pauvres auraient la première place.

L'objectif, explique un communiqué de la Caritas, est d'amener des représentants et des évêques de 25 pays à Copenhague pour exercer des pressions sur les gouvernements afin qu' « ils laissent un héritage vert aux générations futures ». Parmi les pays intéressés figurent le Mexique, la Zambie, l'Afrique du sud, le Mozambique et le Kenya, ainsi que des Etats nord-américains et européens.

La secrétaire générale de Caritas Internationalis, Lesley-Anne Knight, qui sera présente à la rencontre mondiale, déclare que « les leaders mondiaux doivent se mettre d'accord sur des engagements vraiment contraignants pour couper les émissions de gaz de serre et payer pour les dommages que les changements climatiques créent sur les communautés pauvres ».

« Ils doivent établir une nouvelle vision avec une responsabilité partagée vis-à-vis de la Terre. Nous devons tous opter pour des styles de vie moins axés sur la consommation et durables. Ce sera douloureux mais moins douloureux que de ne rien faire. Le résultat de Copenhague devra faire partie d'une nouvelle éthique mondiale qui nous relie à la nature, autrement ce sommet aura été un échec ».

Au sommet de Copenhague sera également présent le secrétaire général de la CIDSE, Bernd Nilles. « Les partisans de la Caritas et de la CIDSE battent campagne depuis plus de 12 mois pour arriver à un accord juste à Copenhague, a-t-il rappelé. Les communautés catholiques du monde veulent que leurs dirigeants prennent les mesures nécessaires pour protéger notre avenir ».

Les deux organisations ont par ailleurs condamné les stratégies politiques et la campagne médiatique visant à minimiser les attentes quant au résultat de ce sommet. « Reporter est inacceptable. Nous voulons voir la justice à Copenhague », a déclaré Bernd Nilles.

C'est pourquoi la CIDSE et Caritas Internationalis demandent un accord « juste, efficace et contraignant » basé sur « une série de critères fondamentaux ».

Ils soulignent en premier lieu que les pays développés doivent s'engager dans un financement ultérieur annuel d'au moins 131 milliards d'euro d'ici 2020, « exploitant des mécanismes de financement sûrs et prévisibles, afin de soutenir les pays en voie de développement dans le processus d'adaptation aux changements climatiques et pour faire en sorte que cela dure ».

Il faut par ailleurs qu'il y ait un engagement mondial à maintenir le réchauffement général en-dessous des 2°C, à réduire les émissions qui devraient atteindre leur pic entre 2013 et 2017 et à atteindre un niveau stable de concentration d'anhydride carbonique dans l'atmosphère autour des 350ppm.

Les pays industrialisés dans leur ensemble, devront en outre arriver d'ici 2020 à un niveau d'émissions de plus de 40% inférieur à celui de 1990. Les décisions de Copenhague devront ensuite être légalement contraignantes et avoir un pouvoir exécutif.