Corée du Sud : la sainteté n'est pas "accessoire"

Visite du card. Filoni

Rome, (Zenit.org) | 466 clics

La sainteté « n’est pas un accessoire de la foi », rappelle le cardinal Filoni à l’Eglise coréenne.

Le cardinal Fernando Filoni, préfet de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, a poursuivi sa visite en Corée du Sud, dans le cadre de du 50ème anniversaire de la fondation du diocèse de Suwon (cf. Zenit du 3 octobre 2013).

Selon l'agence vaticane Fides, le cardinal a présidé la messe au sanctuaire des Martyrs de Choltusan le 5 octobre : « En ce lieu sacré même les prémices de l’histoire de l’Eglise en Corée ont été sanctifiées par le martyr et le sang de tant de témoins de la foi est devenu semence d’une multitude qui, accueillant avec joie la Parole de Dieu et croyant dans le nom du Seigneur, a rendu glorieuse l’Eglise qui est dans ce pays », a-t-il déclaré.

Il a souligné l’importance de « conserver la mémoire » : « l’invitation que les Saints Martyrs et les innombrables Confesseurs de la foi adressent aujourd’hui est une invitation à la sainteté et à une fidélité généreuse au Christ, le Seigneur qu’ils ont placé au centre de leur vie ».

Le cardinal a rappelé que la sainteté « n’est pas un accessoire de la foi » et que « les instruments fondamentaux » pour y accéder étaient « la prière, l’humilité et la charité envers tous ».

Pour conclure, il a exprimé cette recommandation : « Aujourd’hui encore, le Peuple coréen et l’Eglise qui est en Corée ont besoin de l’exemple de leurs Saints Martyrs pour retrouver vigueur et force… Au milieu de ce noble Peuple coréen, l’Eglise catholique est appelée à devenir levain et ferment, à être un instrument de communion et de bien, constructrice de paix dans le Christ. Telle est votre mission ».

Le même jour, le cardinal a rencontré les laïcs de Séoul, qu’il a exhortés à « instiller un sens de spiritualité profonde dans sa vie propre et dans la société », réaffirmant que l’évangélisation « ne peut ni ne doit être déléguée simplement au clergé et aux religieux ou aux religieuses, ne serait-ce que parce que sur cette terre, le début de l’évangélisation intervint à l’initiative de laïcs illuminés… Vous, chers amis, êtes les héritiers de ce noyau, pour mieux dire de cette semence qui, aujourd’hui, a pris la forme d’une plante vigoureuse dont les fruits sont partout admirés et appréciés ».

Evoquant le sécularisme et le matérialisme, il a mis en garde : « leur insinuation dans la vie du chrétien porte à changer la manière de penser et de vivre de sorte que la Parole de Dieu ne constitue plus une source d’inspiration pour l’agir chrétien ».

De même, a-t-il ajouté, la bureaucratisation et la manie de l’efficacité, « dépersonnalisent (l’action de l’Eglise) selon un style de type bureaucratique et administratif, comme si l’Eglise était une société par actions ou une ONG pieuse ».