Corée: Médecins catholiques contre la recherche sur les tissus de l’embryon humain

Congrès à Séoul

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CITE DU VATICAN, Lundi 30 septembre 2002 (ZENIT.org) - Réunis en congrès à Séoul, en Corée du Sud, des médecins catholiques du monde entier s’opposent à toute recherche sur les tissus issus de l’embryon humain, annonce la revue Eglises d'Asie (EDA, eglasie.mepasie.org) dans son édition du 1er octobre.



Réunis à Séoul à l’occasion du 21ème Congrès mondial de la Fédération internationale des Associations médicales catholiques, 400 médecins, infirmières et personnels de santé, venus de 30 pays, ont réitéré leur opposition aux recherches menées à partir de tissus prélevés sur des embryons humains et réaffirmé leur volonté de respecter la vie humaine, du moment de la conception à la mort. Le congrès, qui a eu lieu du 1er au 4 septembre derniers, avait pour thème « Identité et mission des médecins catholiques dans le monde de la santé », l’essentiel des débats portant d’une part sur la mission et l’éthique des médecins catholiques et d’autre part sur leur réponse face aux évolutions apportées par le génie génétique et les méthodes de fécondation non naturelle.

Dans leur déclaration finale, les congressistes se sont engagés à refuser toute recherche sur les cellules souches de l’embryon humain. Ils se sont déclarés opposés à la congélation des embryons humains, arguant que l’embryon devait être traité avec le même respect et les mêmes droits que tout être humain. Le communiqué final propose que les institutions catholiques « financent et soutiennent les recherches » à partir des cellules souches adultes, considérées comme « une alternative à l’emploi des cellules souches embryonnaires ». Il a également été rappelé que « la vocation et la vie d’un médecin catholique devaient être fondées sur l’amour de ses patients, en union avec Dieu, dans le respect de la vie humaine, de la conception à la mort ».

Dans son discours d’ouverture, Mgr Javier Lozano Barragan, archevêque de Mexico et président du Conseil pontifical de la pastorale des personnels de santé, a demandé aux participants d’être les gardiens et les serviteurs de la vie humaine. « Un médecin est comme le Bon Samaritain au chevet de l’homme malade », leur a-t-il dit. Le médecin participe ainsi à l’amour de Dieu et devrait être rempli de ce même amour divin pour l’homme : « Un vrai médecin catholique, c’est celui qui a reçu de Dieu lui-même sa vocation. »

Durant le Congrès, Domingo Kang Joon-ki, président de la Fédération nationale des Associations de médecins de Corée, a été élu vice-président de la Fédération internationale. Le 12 septembre, il a déclaré que les médecins catholiques coréens entendaient « soigner les gens les plus marginalisés de par le monde ». Ils iront en mission médicale en Birmanie et au Vietnam, a-t-il précisé. Il a renouvelé également son opposition à l’utilisation de tissus fœtaux pour la recherche sur les cellules souches, un procédé, a-t-il rappelé, qui, obligatoirement, détruit l’embryon. Il a indiqué qu’il voudrait essayer de démontrer « l’injustice que représente la recherche sur les cellules souches embryonnaires », un genre de recherche pourtant autorisé par l’Association médicale coréenne.
© Eglises d'Asie