Corée : « Ne tombons pas dans une spirale de violence »

Souligne un évêque de Corée du sud

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ROME, Jeudi 25 novembre 2010 (ZENIT.org) - Au lendemain de l'attaque des forces de Pyongyang contre l'île sud-coréenne de Yeonpyeong, faisant deux morts parmi les soldats de Corée du sud et tuant deux civils, selon les dernières estimations, les évêques de Corée du sud ont invité leur pays et la Corée du nord, séparés par le 38° parallèle depuis 1948, à ne pas tomber dans une spirale de violence.



« Nous prions afin que la situation ne s'aggrave pas et qu'elle ne se transforme pas en conflit ouvert. Nous prions afin que le Seigneur donne à tous les leaders et à nous tous la force et la lumière afin de surmonter cette crise », a déclaré le président des évêques sud-coréens et évêque de Cheju, Mgr Peter Kang U-il, à l'agence Fides.

 « Nous vivons aujourd'hui un moment de grande désorientation et de peur », a-t-il ajouté avant d'appeler les gouvernants du sud et du nord à se rencontrer et à chercher des chemins de dialogue.

A propos de l'attaque survenue la veille et qui a fait monter la tension dans la péninsule coréenne, l'évêque a rapporté que le gouvernement du sud ne connaissait pas encore très bien les raisons de son déclenchement, mais qu'il pourrait s'agir d'une « tactique politique » pour « détourner l'attention de problèmes intérieurs dramatiques ».

 « Du peu d'informations dont nous disposons sur le nord, nous savons que la situation économique est très difficile et qu'y règnent la faim et la misère », a poursuivi l'évêque qui se dit certain que « les leaders du nord savent que la guerre ne portera à rien, que ce n'est qu'une catastrophe qui fait souffrir les civils ».

L'évêque a dit souhaiter une intervention de la communauté internationale, et de la Chine en particulier qui, a-t-il dit « a un pouvoir d'influence sur la Corée du nord », afin de comprendre les racines et les causes de cette crise.

Mgr Peter Kang U-il attend aussi de l'Eglise universelle, « un soutien par la prière en faveur de la paix », rappelant que « la paix n'est pas seulement le fruit de la volonté des hommes ou d'actions diplomatiques mais aussi de l'aide de Dieu ».

« L'espérance ne meurt pas », a-t-il souligné, car «nous continuons à avoir confiance dans la Providence de Dieu ».

« Un conflit serait seulement porteur de destruction alors que, sur la base de la paix, l'on peut construire l'avenir », a-t-il conclu.