Côte d’Ivoire : La population appelée au pardon et à la réconciliation

Message de l’archevêque d’Abidjan le jour de Pâques

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ROME, Mercredi 27 avril 2011 (ZENIT.org) - Dans son message de Pâques, l'archevêque d'Abidjan, Mgr Jean Pierre Kutwa, appelle les chrétiens, en particulier, et les Ivoiriens, en général, à tourner la page de la crise pour s'engager résolument sur le chemin du pardon et de la réconciliation.

« Après les douloureux moments vécus, les filles et fils de la Côte d'Ivoire doivent se pardonner mutuellement et main dans la main construire un avenir radieux pour leur pays », déclare Mgr Kutwa dans son message, lu dans toutes les paroisses d'Abdjan, et qualifié de « fort » par la presse ivoirienne dans son ensemble.

Devant les fidèles catholiques ayant effectué le déplacement à la cathédrale Saint Paul d'Abidjan Plateau, rapporte notamment le Journal Fraternité matin, Mgr Jean Pierre Kutwa a insisté sur la nécessité de pardonner, « surtout après des moments aussi pénibles ».

« Chrétiens et chrétiennes de Côte d'Ivoire, nous vivons dans un contexte sociopolitique, aujourd'hui, douloureux, fait de grandes souffrances, habité par l'angoisse et le désarroi », souligne-t-il, et « des survivants que nous sommes chacun porte dans son corps et dans son âme, des blessures profondes, des frustrations de tous genres ».

Toutes ces blessures et frustrations, ajoute-t-il, demandent à « être traitées non pas superficiellement mais en profondeur pour une guérison totale ».

Pour parvenir à ce pardon, Mgr Kutwa a invité les fidèles catholiques à se recueillir dans la prière « arme puissante pour réduire les tensions, les dissensions qui nous accompagnent souvent dans notre vivre ensemble » et à faire attention à « certains moteurs dont dépend notre comportement », rapporte le quotidien ivoirien.

« Je prie pour vous et je demande à Dieu de féconder vos efforts pour qu'avec sa grâce la Côte d'Ivoire, comme le phénix, renaisse de ses cendres, aussi belle, sinon plus belle qu'en ces années glorieuses », a-t-il souhaité en conclusion.