Coupe de football au Brésil : mobilisation contre la traite d'êtres humains

"Mise sur la vie, dénonce le trafic", campagne lancée par religieuses et religieux

Rome, (Zenit.org) Anita Bourdin | 422 clics

« Mise sur la vie, dénonce le trafic » : à l’occasion de la Coupe du monde de football au Brésil, le réseau international de la Vie consacrée contre la traite des personnes organise une campagne intitulée « Talitha Kum », de la phrase prononcée par Jésus en Araméen lorsque qu’il ramène une jeune fille à la vie.

L’initiative est soutenue par le Vatican et elle sera présentée en la salle de presse du Saint-Siège mardi prochain, 20 mai, par le cardinal – brésilien - João Braz de Aviz, préfet de la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique.

Il sera accompagné de M. Kenneth Francis Hackett, ambassadeur des Etats-Unis près le Saint-Siège, Soeur Carmen Sammut, MSOLA, présidente de l’Union internationale de Supérieures générales (UISG), sœur Estrella Castalone, FMA, coordinatrice de Talitha Kum; frère Paolo Petry, FSC, ancien président de la Confédération sud-américaine des religieux (CLAR); et sœur Gabriella Bottani, MCCJ, coordinatrice du réseau brésilien « Un cri pour la vie » : « Um Grito pela Vida ».

Le pape avait appelé à une mobilisation dans son message de carême adressé aux catholiques du Brésil, en réveillant les consciences : « Combien de fois tolérons-nous qu'un être humain soit considéré comme un objet, exposé pour vendre un produit ou pour satisfaire des désirs immoraux ? »

La campagne de carême s’intitulait : "Fraternité et traite d'êtres humain", avec le slogan "C’est pour que nous soyons libres que le Christ nous a libérés" (Gal 5,1).

Le pape demandait encore : « Comment annoncer la joie de Pâques, sans être solidaires de ceux qui se voient nier leur liberté sur cette terre ? ».

Il recommandait aux Brésiliens « tendresse et compassion » pour « les frères et sœurs qui ont besoin d'être libérés ». 

Le pape François n’a pas hésité à condamner la traite des êtres humains comme un « crime contre l’humanité », appelant à la "tolérance zéro" en la matière.

Il l’a dit encore lors de la récente rencontre avec les participants du deuxième congrès international intitulé: « Combattre le trafic d'êtres humains : Église et Loi en collaboration » (9-10 avril 2014). C’était la naissance du « Santa Marta Group ».

Il a été organisé au Vatican par la Conférence épiscopale d'Angleterre et du Pays de Galles, le 10 avril, à l'Académie pontificale des sciences, en présence de représentants des polices d'une vingtaine de pays, de la Thaïlande à l'Angleterre. Le réseau de l'Eglise dans le monde entier devient ainsi un allié des polices pour arracher les victimes aux réseaux de la traite d'êtres humains. Le premier congrès avait eu lieu l'an dernier à Londres. Quatre victimes avaient rencontré le pape à cette occasion.

Un accord a également été signé par les religions pour lutter contre cette « plaie » de l’humanité, toujours au Vatican, « Nous marcherons avec eux vers la liberté », déclarent les religions signataires d'un accord historique mondial pour « éradiquer » les esclavages modernes, présenté au Vatican le 17 mars (cf. Zenit du 17 mars 2014).

L'objectif de cet accord est « l'éradication de l'esclavage moderne et de la traite des personnes à travers le monde d'ici à 2020 ». Il a été signé par Mgr Marcelo Sanchez Sorondo, Chancelier des Académies pontificales des sciences et des sciences sociales, représentant le pape François, M. Mahmoud Azab représentant le grand imam de Al-Azhar, au Caire, le Rév. Sir David John Moxon, représentant de l’archevêque anglican de Cantorbéry, M. Andrew Forrest, fondateur de la Walk free Foundation.