Cuba : L’ouverture souhaitée par Jean-Paul II

Message pour l’Amérique latine et Caraïbes

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ROME, Lundi 8 janvier 2007 (ZENIT.org) – Dans son Message au Corps diplomatique concernant l’Amérique latine et Caraïbes, Benoît XVI a évoqué non seulement son prochain voyage au Brésil mais le vœux de Jean-Paul II pour Cuba – l’ouverture – et la libération des otages retenus en Colombie.



« Le voyage apostolique que j’accomplirai au mois de mai prochain au Brésil me donne l’occasion de tourner mon regard vers ce grand pays, qui m’attend avec joie, et vers toute l’Amérique Latine et les Caraïbes », annonçait le pape.

Il se réjouissait de « l’amélioration de certains indices économiques, l’engagement dans la lutte contre le trafic de drogue et contre la corruption, les divers processus d’intégration, les efforts pour améliorer l'accès à l'éducation, pour combattre le chômage et pour réduire les inégalités dans la distribution des revenus » comme des « indices à relever avec satisfaction ».

Pour la Colombie, le pape évoquait « le long conflit interne a provoqué une crise humanitaire, surtout en ce qui concerne les personnes déplacées », et encourageait « tous les efforts » qui « doivent être faits pour pacifier le pays, pour restituer aux familles leurs proches qui ont été enlevés, pour redonner sécurité et vie normale à des millions de personnes ».

Pour Cuba, le pape souhaitait que « chacun de ses habitants puisse réaliser ses aspirations légitimes dans le souci du bien commun, permettez-moi de reprendre l’appel de mon vénéré Prédécesseur : «Que Cuba s’ouvre au monde et le monde à Cuba». L’ouverture réciproque avec les autres pays ne pourra qu’être au bénefice de tous ».

Dans la lutte pour la pauvreté, le pape indiquait les populations de Haïti quivivent « dans une grande pauvreté et dans la violence ».

« Je forme des vœux pour que l’intérêt de la communauté internationale, manifesté entre autres par les conférences des donateurs qui ont eu lieu en 2006, conduise à la consolidation des institutions et permette au peuple de devenir artisan de son propre développement, dans un climat de réconciliation et de concorde », insistait Benoît XVI.