Dans le "bras de Charlemagne", le héros c'est « le gaucho »

Exposition en hommage au pape François

Rome, (Zenit.org) | 483 clics

En hommage au pape François, 200 œuvres - peintures, gravures et photos antiques, documents et objets - racontent le patrimoine artistique et culturel de l'Argentine, dans une exposition installée du côté gauche de la colonnade du Bernin, place Saint-Pierre, grâce à Artifex et la Région italienne des Marches (19 mai-16 juin).

Ce "bras" de la colonnade appelé "bras de Charlemagne" parcequ'au bout, il est dominé par la statue équestre de Charlemagne... face, de l'autre côté du narthex, à la statue équestre de Constantin qui donen son nom ua "bras" de droite (en regardans la façade de la basilique) depuis l'obélisque par exemple.

L’exposition s'intitue « Le gaucho, tradition, art et foi ». C'est la première fois au Vatican et en Italie, qu'une telle exposition rend hommage au pape François en présentant le grand patrimoine artistique qui a caractérisé et caractérise encore l’histoire et les traditions du peuple argentin.

On peut y apprécier l’exotisme, la culture et les traditions qui affleurent de cette immense plaine, originellement habitée par les aborigènes, la pampa ; de ce désert dont les secrets étaient connus et gardés par cet amant de la liberté, combiné avec le sens de la justice, courtois et hospitalier avec tous, appelé « gaucho ».

Le terme, utilisé dans un premier temps de manière offensive, indiquait l’habitant légendaire des pampas, rustre mais « juste », d’apparence barbare mais respectueux, cavalier hors pair, habitué à manger de la viande de bœuf rôtie et à fumer le tabac.

Bien qu’il ait des origines dans les prairies baignées par le fleuve Rio de La Plata, la présence du gaucho s’est étendue sur tout le territoire d’Argentine, adaptant sa manière de monter à cheval et sa forme de vie aux caractéristiques locales, mais sans jamais perdre son identité.

Et quand, vers la fin du XIXe siècle, le chemin de fer finit par remplacer le cheval, et les machines la main d’œuvre, son identité particulière s’est paradoxalement consolidée et plut tellement aux immigrés européens qu’ils se faisaient peindre  en gauchos, vêtements, pose et barbe à l’appui.

Traduction d'Hélène Ginabat