Dans le Christ ressuscité, « la mort ouvre à la vie éternelle »

Benoît XVI prie pour les cardinaux et évêques défunts

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Anita Bourdin

ROME, lundi 5 novembre 2012 (ZENIT.org) – Dans le Christ ressuscité, « la mort ouvre à la vie, à la vie éternelle, qui n’est pas un double infini du temps présent, mais quelque chose de complètement nouveau », explique Benoît XVI.

Le pape a en effet présidé la messe pour les quelque 150 cardinaux, archevêques et évêques défunts dans l’année, samedi matin, 3 novembre, en la basilique Saint-Pierre.

Une méditation sur la mort et l’au-delà qui avait pour centre le Christ mort et ressuscité : « Notre justice, a dit le pape, se fonde sur la foi dans le Christ. C’est Lui le « Juste », annoncé par toutes les Ecritures ; c’est grâce à son Mystère pascal qu’en franchissant le seuil de la mort, nos yeux pourront voir Dieu, contempler son visage ».

A propos de la fête de fidèles défunts, le pape a souligné que « la visite aux cimetières nous a permis de renouveler les liens avec les personnes qui nous sont chères et qui nous ont quittés ; la mort, paradoxalement, conserve ce que la vie ne peut pas retenir ».

Pour le pape, « les lieux de  sépulture constituent comme une sorte d’assemblée, dans laquelle les vivants rencontrent leurs défunts et avec eux consolident les liens de la communion que la mort n’a pas pu interrompre ».

« Lorsque nous avançons dans les couloirs des catacombes romaines – de même que dans les cimetières de nos villes et de nos villages – c’est comme si nous franchissions un seuil immatériel et que nous entrions en communication avec ceux qui conservent là leur passé fait de joies et de douleurs, de défaites et d’espérances », a souligné Benoît XVI.

Puis il pose cette question : « Comment répondons-nous, nous, chrétiens, à la question de la mort ? Nous répondons par la foi en Dieu, avec un regard de solide espérance qui se fonde sur la mort et la résurrection de Jésus-Christ. Alors, la mort ouvre à la vie, à la vie éternelle, qui n’est pas un double infini du temps présent, mais quelque chose de complètement nouveau ».

Plus encore, fait observer le pape, « la foi nous dit que la vraie immortalité à laquelle nous aspirons n’est pas une idée, un concept, mais une relation de communion pleine avec le Dieu vivant : être entre ses mains, dans son amour, et devenir avec Lui une seule chose, avec tous les frères et sœurs qu’Il a créés et rachetés, avec toute la création ».

« C’est la vie arrivée à sa plénitude : celle qui est en Dieu ; une vie que nous pouvons seulement entrevoir pour le moment, comme l’on aperçoit le ciel serein à travers le brouillard », a conclu le pape.

Le pape a évoqué les défunts cardinaux John Patrick Foley, Anthony Bevilacqua, José Sánchez, Ignace Moussa Daoud, Luis Aponte Martínez, Rodolfo Quezada Toruño, Eugênio de Araújo Sales, Paul Shan Kuo-hsi, Carlo Maria Martini, Fortunato Baldelli.

Le pape a fait leur éloge en disant notamment : « Dans la variété de leurs dons et charges respectifs, ils ont donné l’exemple d’une vigilance active, d’un dévouement sage et zélé pour le Royaume de Dieu, en offrant une contribution précieuse à la saison postconciliaire, temps de renouveau dans toute l’Eglise ».

Vendredi soir, 2 novembre, en la fête des fidèles défunts, Benoît XVI est allé se recueillir dans la crypte de la basilique Saint-Pierre – les « grottes vaticanes » - où reposent de nombreux papes.

L’idée d'une journée de prière pour les défunts dans le prolongement de la Toussaint a vu le jour avant le Xe siècle. Al fête est devenue universelle au XIIIe siècle.