Dans les pires moments, Dieu se penche sur l’homme avec amour, affirme le pape

Audience générale de ce mercredi

| 504 clics

ROME, Mercredi 25 mai 2005 (ZENIT.org) – Dans les pires moments que traverse l’homme, Dieu se penche sur lui avec amour, a affirmé le pape Benoît XVI au cours de l’audience générale de ce mercredi.



La catéchèse de ce mercredi était une réflexion sur le psaume 115 qui dit : « Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu'il m'a fait ? »

En présence d’environ 27.000 personnes rassemblées place Saint Pierre, qu’il a saluées depuis sa jeep blanche découverte, Benoît XVI a poursuivi la série de catéchèses sur les cantiques et les psaumes que l’Eglise prie au cours de la liturgie des Vêpres.

Le psaume 115 est un « remerciement adressé au Seigneur qui délivre du cauchemar de la mort, des contextes de haine et de mensonge ». C’est « un texte d'espérance, car même dans les situations difficiles, le Seigneur ne nous abandonne pas ».

« Lorsque la mort menace, le Seigneur est penché sur lui avec amour. Dieu n'est pas indifférent au drame de sa créature, mais brise ses chaînes », rappelle le pape.

Laissant de côté son texte, le pape ajoute : « En réalité, le Christ est le premier martyr. Il a donné sa vie dans un contexte de haine et de fausseté, mais il a transformé cette passion – et ainsi ce contexte également – dans l'Eucharistie, en une fête d'action de grâce ».

Par conséquent, poursuit-il, le croyant « sauvé de la mort » se sent « serviteur » du Seigneur, « fils de sa servante », « une belle expression orientale pour indiquer celui qui est né dans la même maison que le père. Le Psalmiste professe humblement et avec joie son appartenance à la maison de Dieu, à la famille des créatures unies à lui dans l'amour et dans la fidélité ».

Benoît XVI, qui a basé son intervention sur les textes préparés par Jean-Paul II, a conclu en citant les paroles de saint Basile le Grand (329-379) en réponse à la question du psaume « Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu'il m'a fait ? » : « Ni sacrifices, ni holocaustes... mais ma vie tout entière (…) C'est pourquoi il dit : J'élèverai la coupe du salut, appelant coupe la souffrance au cours du combat spirituel, la résistance au péché jusqu'à la mort ».

Au terme de l’audience, le pape a invité les fidèles, en différentes langues, à participer à la messe qu’il présidera demain, jour du Corpus Domini, à 19.00 dans la Basilique Saint-Jean-de-Latran. Benoît XVI participera ensuite à la procession du Saint Sacrement jusqu’à la basilique Sainte-Marie-Majeure.

« Je vous invite à participer nombreux à cette célébration, afin d’exprimer ensemble notre foi au Christ, vivant et présent dans l’Eucharistie », a-t-il déclaré en français.