De Clermont Ferrand à Rome : Le Traité de Rome, 50 ans après

« Quelles valeurs pour l’Union européenne ? »

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ROME, Mercredi 18 octobre 2006 (ZENIT.org) – « Cinquante ans après le Traité de Rome, quelles valeurs pour l’Union européenne ? » : les actes de ce Colloque de Clermont-Ferrand organisé par la COMECE (www.comece.org) les 9-10-11 octobre 2006 seront disponibles en ligne le 20 octobre prochain, avec les photos, mais aussi la composition du « Comité des sages » et les informations sur la préparation du Congrès de Rome.



Afin de marquer le 50e anniversaire de la signature du Traité de Rome, la COMECE organise en effet un Congrès international du 23 au 25 mars 2007 à Rome, qui rassemblera différents mouvements et communautés religieuses catholiques sur le thème des valeurs de l’Union européenne.

En préparation de cet évènement, la COMECE a souhaité revenir sur le contexte historique de la signature du Traité de Rome le 25 mars 1957 en organisant un colloque d’historiens, intitulé « Cinquante ans après le Traité de Rome, quelles valeurs pour l’Union européenne ? » qui s’est tenu du 9 au 11 octobre à Clermont-Ferrand, à l’invitation de l’archevêque du lieu, Mgr Hippolyte Simon (membre de la COMECE).

Le colloque a réuni pendant 3 jours une cinquantaine de participants venus de toute l’Europe, ainsi que deux cents lycéens de l’académie de Clermont-Ferrand, qui ont été invités durant les deux premières journées à assister aux conférences et à échanger avec les intervenants.

Les intervenants, spécialistes de questions européennes et témoins de l’époque, comme Alfred Grosser, Mihaly Kranitz, Hanns-Jürgen Küsters et Bino Olivi, sont dans un premier temps revenus sur le contexte international et géopolitique de la gestation du Traité de Rome, et notamment le poids des évènements de 1956 (Crise de Suez, Soulèvement de Budapest) sur l’aboutissement des négociations. Le rôle de meneur de certains dirigeants européens de l’époque est également apparu comme décisif : 50 ans plus tard, le Traité de Rome instituant le Marché commun apparaît comme le fruit d’un compromis en vue de servir l’intérêt général et le bien commun.

Dans un second temps, le colloque a invité le public et les intervenants à ouvrir des pistes de réflexion pour relancer la dynamique de construction européenne en 2007.
Philippe Herzog, ancien député européen communiste et président du « Think Tank » « Confrontations Europe » a exposé sa vision des grands défis de l’avenir pour l’Europe. Il a ensuite exposé quatre pistes concrètes (institutions, modèle social, gestion publique, économie) sur lesquelles les participants ont ensuite travaillé en ateliers. Enfin, le professeur Jean-Dominique Durand a présenté des orientations pour l’action européenne de l’Eglise à partir de sa conférence sur « Les Catholiques et l’Union européenne »

Deux membres du Comité des Sages mis en place par la COMECE ont ensuite été invités à tirer les conclusions de ces trois jours d’exposés et d’échanges. Michel Camdessus a présenté 7 propositions concrètes de relance, allant du service civil européen pour les jeunes à une politique énergétique européenne plus vigoureuse. De son côté, S.E Philippe de Schoutheete a dégagé quelques valeurs sous-jacentes, communes aux croyants et aux non-croyants, qui ont permis la réalisation du Marché commun, puis du Marché unique et de l’Euro; valeurs qui sont aussi à la base des politiques extérieures et de sécurité sur lesquelles l’UE s’engage aujourd’hui.

Mondialisation, élargissements, immigration : les défis devant lesquels l’Europe se trouve aujourd’hui suscitent des craintes inédites. Dans ce contexte d’incertitude, le devoir de l’Eglise est d’explorer les sources de ces craintes et d’inviter les catholiques à s’engager pour soutenir l’Europe dans sa construction politique et démocratique.