De la pauvreté au sida, appel du cardinal Martino à combattre aux côtés de l’Afrique

Renforcer les instruments de l’ONU

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CITE DU VATICAN, Mercredi 25 février 2004 (ZENIT.org) – Le cardinal Martino lance un appel à la communauté internationale pour qu’elle intensifie son engagement pour guérir les plaies du continent africain, de la pauvreté au sida. Quitte à renforcer l’efficacité de l’ONU.



Le cardinal Renato Raffaele Martino, président du conseil pontifical Justice et Paix, a lancé cet appel mardi 24 février au Kenya, à Nairobi, lors d’un congrès organisé par la "Catholic University of East Africa" et son Institut de Sociologie sur le thème: "Les problèmes du développement intégral et durable".

Le cardinal Martino a lancé un appel en faveur des pays africains touchés par des conflits armés, de graves épidémies et le poids étouffant de la dette, indique un communiqué de ce dicastère.

Il a évoqué en particulier le trafic d’armes, déplorant que nombreux pays profitent de ce commerce qui provoque pourtant des tragédies humaines et des désastres écologiques.

Soulevant la question du terrorisme, le cardinal Martino n’a pas hésité à dénoncer comme "inacceptable", la prétention des organisations terroristes au rétablissement de la paix et de la justice par l’emploi de la violence qui n’hésite pas à tuer des innocents".

Il a déploré également "l’emploi scandaleux d’enfants-soldats, tant par des états que par des bandes armées".

Pour ce qui est du sida, le cardinal y voit "la plaie du siècle et du millénaire, avec ses désastreuses conséquences démographiques, sanitaires, socio-économiques".

Pour remédier à ces fléaux, le cardinal Martino renouvelait son appel à "la réduction sinon à l’annulation de la dette extérieure des pays africains".

En outre, au moment où Jean-Paul II ne cesse de plaider pour une réforme de l’ONU qui fortifie l’organisation et rende ses interventions plus efficaces, le cardinal Martino, lui même ancien Observateur permanent du Saint-Siège à l’ONU, à New York pendant 16 ans, "n’a pas exclu que, dans un proche avenir, le Saint-Siège puisse passer du statut d’Observateur à celui de Membre des Nations unies".

Enfin, il a souligné le caractère "prioritaire d’une réforme de l’ONU qui permettrait à cette institution d’accomplir pleinement sa mission internationale".