De Nankin à Rome : Funérailles du cardinal Caprio

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ROME, Mardi 18 octobre 2005 (ZENIT.org) – De Nankin à Rome, le pape Benoît XVI a rendu hommage au défunt cardinal Caprio pour sa mission au service de l’Evangile.



Benoît XVI a présidé ce matin en la basilique vaticane les funérailles du cardinal Caprio, en présence de la famille du défunt et de quelque 50 cardinaux actuellement présents à Rome, de nombreux évêques et des représentants du corps diplomatique accrédité près le Saint-Siège : la session du synode a été abrégée de ce fait.

Le cardinal italien Giuseppe Caprio s’est éteint, rappelons-le, dans l’après-midi de samedi dernier, 15 octobre, à l’âge de 90 ans. Ses funérailles ont été célébrées ce mardi 18 octobre, à 11 heures à l’autel de la cathèdre.

« Il a laissé, au terme d’un long pèlerinage terrestre, qui l’a conduit d’un petit village de l’Irpinia dans différentes parties du monde, et spécialement, ici, à Rome, au service du Saint-Siège, pour lequel il a dépensé sa vie », a souligné Benoît XVI dans son oraison funèbre.

Le pape a également souligné la spiritualité du défunt cardinal en citant son testament spirituel où il remercie la Sainte-Trinité d’être « né dans une famille pauvre de moyens matériels mais riche en vertus chrétiennes ». Il rends grâces à Dieu, « l e cœur plein de confusion et de reconnaissance » de l’avoir « appelé au sacerdoce ».

Le pape n’a pas manqué de rapprocher la mort du cardinal Caprio de la circonstance particulière de la célébration du synode en disant : « Je me plais à penser, spécialement en ces jours où toute l’Eglise est comme concentrée sur le mystère eucharistique, que justement là, à l’autel, la vie et le ministère du cardinal Caprio ont eu leur point d’unité profonde, dans les différents déplacements, qu’a comporté pour lui le service diplomatique du Saint-Siège ».

Le cardinal Caprio était titulaire de la basilique Santa-Maria della Vittoria. Il était Grand Maître émérite de l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem, président émérite de la Préfecture des affaires économiques du Saint-Siège.

Né à Lapio, dans la province d’Avellino, le 15 novembre 1914, il avait fait ses études à l’université pontificale grégorienne et à l’Académie ecclésiastique pontificale, l’école de la diplomatie vaticane.

Ordonné prêtre le 17 décembre 1938, il fut tout d’abord au service de la secrétairerie d’Etat. En 1947, il fut envoyé à l’inter-nonciature apostolique en Chine, où il resta jusqu’en 1951, date à laquelle il a été expulsé par les communistes chinois, après avoir souffert trois mois de d’assignation à résidence.

Son service l’a en effet appelé de Rome à Nankin, en Chine, puis à Bruxelles, à Saïgon, Taipei, New Delhi et, enfin de nouveau à Rome.

Il avait été ordonné évêque le 17 décembre 1961, à Bénévent, des mains du cardinal Gregorio Pietro Agagianian. Paul VI lui avait confié la tâche importante de Substitut de la secrétairerie d’Etat, le 14 juin 1977. Jean-Paul II l’avait nommé comme responsable de l’Administration du Patrimoine du Saint-Siège le 30 avril 1979, avant de le créer cardinal le 30 juin suivant.

De 1981 à 1990, il fut président de la préfecture des Affaires économiques du Saint-Siège, et de 1988 à 1995, Grand maître de l’Ordre Equestre du Saint-Sépulcre.

« On lui a reconnu, soulignait encore le pape, sa vision d’ensemble des problèmes de l’Eglise, et sa préoccupation constante de considérer les aspects administratifs dans leur relation aux intérêts supérieurs, en pleine adhésion à l’esprit du Concile ».

« Nous accompagnons notre frère avec affection et gratitude dans son dernier voyage ver le véritable Orient, c’est-à-dire vers le Christ, soleil sans déclin, avec pleine confiance que Dieu l’accueillera à bras ouverts, luis réservant la place préparée pour ses amis, les fidèles serviteurs de l’Evangile et de l’Eglise ».

Après les funérailles, la dépouille du cardinal a été transférée dans son village natal, à Lapio.