De nouvelles découvertes génétiques donnent raison aux médecins catholiques

Déclaration du président de la FIAMC

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ROME, Vendredi 30 novembre 2007 (ZENIT.org) - Les nouvelles découvertes scientifiques sur les cellules souches adultes, n’impliquant pas la suppression de vies humaines dans leur phase embryonnaire, ont donné raison au combat mené depuis des années par des médecins catholiques.

Le docteur Maria Simón, président de la Fédération internationale des associations médicales catholiques (FIAMC), s’est félicité des résultats obtenus par deux équipes, japonaise et américaine, qui ont réussi à transformer des cellules de la peau humaine en cellules souches, capables de se développer en cellules nerveuses, cardiaques ou en toute autre type de cellule parmi les quelques 220 types de cellules présentes dans le corps humain.

La nouvelle technique, encore à perfectionner, est si prometteuse que le spécialiste qui a réussi à cloner la première brebis au monde – Dolly –, Ian Wilmut, a annoncé qu’il laisserait de côté le clonage d’embryons pour se concentrer sur les cellules souches dérivant des cellules de la peau (cf. Zenit, 19 novembre).

« La Providence semble indiquer aux médecins et aux chercheurs la voie à prendre. Dieu nous sollicite, mais n’exerce pas de pressions. Une porte se referme et il s’en ouvre une autre » , a reconnu dans une déclaration à ZENIT le docteur Simón.

« Nous, médecins catholiques, avons encore quelque difficulté à faire comprendre et à faire accepter à beaucoup de personnes que la vie humaine est digne de tout respect. Quoiqu’il en soit, seule la recherche et les soins à base de cellules souches adultes sont en train de donner des résultats », a-t-il ajouté.

« Leur traitement ne comporte pas la destruction d’embryons et donne des résultats. Et ces résultats sont très importants dans nos sociétés occidentales, développées et soucieuses d’efficacité ».

« J’ignore ce qu’il en aurait été de notre capacité à communiquer si les cellules embryonnaires avaient donné des résultats » , a admis le Président des Médecins catholiques. « La Providence nous a épargné cette tâche, très difficile, qui consiste à devoir dire ‘Vous pourriez vous soigner avec les embryons, mais vous devez rester comme ça car leur destruction est immorale’ ».

« Le pape, il y a un an, était allé dans ce sens-là en s’adressant aux participants du congrès organisé par la FIAMC et par l’Académie pontificale pour la vie », rappelle-t-il. Aujourd’hui, cette rencontre, dont les conclusions peuvent être consultées sur le site www.stemcellsrome2006.org, semble prophétique.

« Ce n’est pas que nous méritions une médaille pour cela, mais déjà à l’époque nous avions dit avoir invité les meilleurs spécialistes. Et aujourd’hui, il se révèle que c’est justement l’équipe japonaise que nous avions invitée qui apporte ces grands résultats concernant les cellules adultes », a conclu le docteur Simón.

 « Maintenant les embryons ne nous servent plus et il n’y a plus besoin de clonage soi-disant ‘thérapeutique’. C’est une page de dures polémiques et de rudes contestations qui se referme », déclarait Mgr Elio Sgreccia, président de l’Académie pontificale pour la vie, au micro de Radio Vatican (cf. Zenit, 22 novembre).

« Cette bataille, l’Eglise l’avait menée pour des raisons éthiques, en encourageant les chercheurs à aller de l’avant sur les cellules souches adultes et en déclarant illicites l’immolation de l’embryon », expliquait-il.

« L’éthique qui respecte l’homme est également utile pour la recherche, et confirme en même temps qu’il est faux de dire que l’Eglise est contre la recherche : elle est contre la mauvaise recherche, contre celle qui porte atteinte à l’homme, dans ce cas-là à l’homme-embryon », avait-il conclu, tout en relevant que la recherche sur les cellules souches embryonnaires a occasionné des millions de dépenses qui se révèlent être du ‘gaspillage’.



Miriam Díez i Bosch