Défendre et mettre en valeur les travailleurs de la mer

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ROME, Vendredi 15 juillet 2005 (ZENIT.org) – Défendre les pêcheurs et mettre en valeur les travailleurs de la mer et leur rôle indispensable pour l’approvisionnement : telle a été la préoccupation centrale de la rencontre régionale de l’Apostolat de la mer, du sud-ouest de l’océan indien, du 5 au 10 juillet dernier, en la capitale de l’île Maurice, Port-Louis, au nouveau centre « Stella Maris ».



Rappelons que l’apostolat de la Mer dépend du conseil pontifical pour les Migrants et la pastorale des personnes en déplacement.

Pour le président de ce dicastère, le cardinal Stephen Fumio Hamao, interrogé par Radio Vatican, « il s’est agi d’une bonne rencontre où, malgré les distances et les restrictions financières, on a réussi à rassembler des représentants de tous les pays de la région sauf le Mozambique (Seychelles, Ile Maurice, Rodrigues, Madagascar, Tanzanie, Afrique du Sud, Ile de La Réunion et Kenya) ».

« Au cours des travaux, continuait le cardinal japonais, on a beaucoup insisté sur le partage, sur le travail en réseau et sur la coopération entre les différents centres Stella Maris pour assurer l’accompagnement pastoral des travailleurs de la mer, d’un port à l’autre ».

Le cardinal soulignait que la pêche artisanale rencontre de grandes difficultés surtout « avec la concurrence des multinationales, qui pêchent dans leurs eaux territoriales », et la concurrence du tourisme « qui leur retirent les plages pour construire des centres de vacances ».

« Dans ce contexte, ajoutait-il, l’Apostolat de la Mer regrette que la 93e conférence internationale du Travail n’ait pas abouti au projet d’une nouvelle convention de façon à améliorer les conditions surtout des petits pêcheurs des pays en voie de développement. La déception est grande pour les pêcheurs ».

La rencontre de l’Apostolat a décidé, explique le cardinal Hamao, de créer un Centre pour la défense des droits des pêcheurs semblable à ceux qui existent déjà pour les marins au long cours à New York, Barcelone et Londres ».

« En effet, dit-il, il existe déjà de nombreuses situations qui ne sont pas résolues et nuisent à la vie et à la dignité des travailleurs de la mer et des pêcheurs. Elles sont dues surtout à des violations des droits de l’homme en dépit de l’obligation qu’a la société de créer les conditions leur permettant de vivre une vie digne ».

Le cardinal Hamao indique par ailleurs qu’on « a beaucoup insisté sur la nécessité d’un programme de formation pour les aumôniers et les agents pastoraux de l’Apostolat de la Mer dans la région, et d’une plus grande présence aux réunions des organisations internationales engagées pour le bien être de ces travailleurs ».

La rencontre s’est conclue le 10 juillet par la célébration du « dimanche de la Mer », qui se célèbre déjà depuis quelque temps, disait le cardinal Hamao, et est consacré à la réflexion et à la prière avec une pensée spéciale pour les gens de la mer et leurs familles ».

« La célébration, précisait-il, a souvent lieu au mois de juillet, mais les différents pays de choisir une autre date. Le thème choisi cette année, a été « Tous nous dépendons d’eux ». A cette occasion, nous avons surtout rappelé la dette que notre société a envers ces travailleurs parce que « nous dépendons d’eux » pour le transport de tout ce dont nous avons besoin pour notre approvisionnement. Notre dicastère a envoyé à l’Apostolat de la Mer de différents pays un message où nous redisons notre engagement fort de solidarité de l’Eglise envers les gens de la Mer. Au cours de la célébration de ce dimanche, on a observé quelques minutes de silence en mémoire des victimes du tsunami ».