Défendre le droit des enfants indigènes à l'éducation

Forum permanent sur les problèmes indigènes

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CITE DU VATICAN, Jeudi 22 mai 2003 (ZENIT.org) - Le Vatican demande à la communauté internationale de "soutenir efficacement les efforts des groupes indigènes dans la défense de leur héritage et de leur identité" et tout particulièrement de faire respecter le droit des enfants indigènes à l'éducation.



Mgr Celestino Migliore, observateur permanent du Saint-Siège aux Nations Unies, a exposé la position du Vatican à la session du Forum permanent sur les problèmes indigènes, consacrée à l'éducation.

"Le droit à l'éducation ne se limite pas à y accéder mais vise la garantie de ses contenus: ils doivent favoriser l'avenir des enfants indigènes", affirmait Mgr Migliore.

"Pour protéger leur droit à l'éducation, insistait le représentant du Saint-Siège, la communauté internationale doit soutenir efficacement les efforts des groupes indigènes dans la défense de leur héritage et de leur identité".

"Les jeunes indigènes ne soient privés ni de leur présent ni de leur avenir", résumait Mgr Migliore.

L'ONU célèbre en effet la "Décennie internationale des Peuples indigènes". Le Saint-Siège se félicite, disait en substance Mgr Migliore, de cette décision de l'ONU de consacrer une session à l'Enfance et la jeunesse indigènes.

Le représentant du Saint-Siège se référait au "Traité sur les Droits de l'Enfant", qui constitue le premier accord international sur les Droits de l'Homme qui reconnaisse l'enfance indigène comme disposant de droits spécifiques.

"Les peuples indigènes y sont clairement identifiés comme des groupes discriminés en matière de respect des droits fixés par ce texte", constatait avec satisfaction Mgr Migliore.

"Le Traité réaffirme, rappelait l'archevêque, qu'il est impossible de nier les droits de l'enfant indigène vivant en communauté avec d'autres indigènes, ni sa culture, ni la profession de sa religion ou l'usage de sa langue".

Mais Mgr Migliore déplorait aussi "la violation du droit de ces enfants et de ces adolescents à l'éducation", ainsi que "le racisme, la xénophobie et l'intolérance en découlant affectent la nature comme la spécificité de leur culture".