Défis de l’Eglise du Brésil : sectes, jeunes, progrès social et spirituel, et justice

Le climat de ferveur à Aparecida, par le P. Lombardi

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ROME, Mercredi 16 mai 2007 (ZENIT.org) – Le directeur de la salle de presse du Saint-Siège, le P. Federico Lombardi évoque au micro de Radio Vatican le climat de ferveur qui régnait à Aparecida lors de la visite de Benoît XVI, et les priorités de l’engagement de l’Eglise du Brésil : sectes religieuses, jeunesse, progrès humain, social et spirituel, et justice.



Le P. Lombardi évoquait « un climat extrêmement cordial et enthousiaste » dans cette « capitale religieuse catholique du Brésil », le sanctuaire étant « immense par ses dimensions, mais très grand aussi par l’afflux » des pèlerins et pour leur « dévotion » étant donné qu’il attire des personnes de tout le pays.

Le P. Lombardi souligne aussi « le grand enthousiasme » qui a marqué la prière du rosaire, samedi soir, avec les personnes consacrées, les séminaristes et les familles, et pressentait que dimanche serait « le sommet spirituel et émotif de cette visite », car le peuple brésilien avait eu l’occasion les jours précédents de « connaître le Saint-Père à travers les rencontres, les rendez-vous du voyage et les transmissions des radios et des télévisions » : « On sent que grandit d’heure en heure cette affection et cette intensité de prière et de fête ».

Pour ce qui concerne la visite de Benoît XVI à la « Fazenda da Esperança », le P. Lombardi relève que « le cœur du discours, de l’attitude du pape, a été l’annonce de l’amour chrétien, celui de Deus Caritas Est, « Dieu est Amour », le thème de l’encyclique de Benoît XVI. Un thème qui se traduit en gestes concrets et se manifeste dans l’expérience chrétienne, dans la créativité de l’Eglise qui affronte les grands problèmes de la société d’aujourd’hui et en particulier les besoins de la jeunesse lorsqu’elle se trouve en difficulté, à travers une motivation d’amour gratuit qui est immensément plus efficace que toute organisation sociale ou sanitaire privée de cette force intérieure de l’amour ».

« Le message de la « Fazenda da Esperança » s’est adressé non seulement aux jeunes, ajoute le P. Lombardi, mais comme le disait le pape lui-même, à toutes les organisations, à toutes les initiatives qui – avec un esprit analogue – tentent d’affronter et de résoudre avec confiance, en ouvrant à nouveau l’avenir, les graves problèmes de la société d’aujourd’hui. Certes, il y a eu un avertissement, mais ce qui a dominé, a été l’esprit d’amour et la confiance dans la possibilité qu’a l’amour de recréer un avenir ».

A propos du discours du pape aux évêques du Brésil, à Sao Paulo, le P. Lombardi a fait remarquer: « C’était un discours très long, qui doit donc être relu et re-médité, aussi par les évêques eux-mêmes : j’en ai parlé avec le nouveau président de la conférence épiscopale, dom Geraldo, qui désire en faire l’objet d’une réflexion et de discussion avec ses confrères. Un des thèmes mis en relief est celui d’une annonce renouvelée capable d’arriver jusqu’aux gens et de les attirer, également comme une alternative à la diminution des adhésions à l’Eglise en faveur des sectes : c’est une chose très sensible ici. Au Brésil, on voit des chaînes de télévision animées aussi par des télé-prédicateurs de différentes sectes évangéliques, et ceci troubble certainement la foi du peuple. Je crois donc que cela est un des points importants, ainsi que, naturellement l’engagement chrétien pour la solution des graves problèmes sociaux des inégalités, et de la pauvreté : un domaine dans lequel l’Eglise du Brésil a une grande et belle tradition d’engagement. Pour résumer, je dirais : sectes religieuses, jeunesse, progrès humain, social et spirituel, et justice sont les grandes pistes sur lesquelles l’Eglise du Brésil avancera ».