Des jeunes en mission à Rome

| 414 clics

ROME, Mardi 4 octobre 2005 (ZENIT.org) – A partir de ce soir jusqu’au dimanche 9 octobre, 334 jeunes, dont une trentaine de séminaristes et une trentaine de religieuses, portant un t-shirt jaune arborant l’inscription « Jésus au centre », partiront en mission dans les rues de Rome pour expliquer ce qu’est l’Eucharistie et le cœur de la religion chrétienne : l’amour de Dieu pour l’humanité.



C’est ce qu’a affirmé Mgr Mauro Parmeggiani, secrétaire général du Vicariat de Rome et directeur du service diocésain pour la pastorale de la jeunesse, lundi 3 octobre au cours de conférence de presse de présentation de l’initiative « Adoremus 2005 » (cf. www.veniteadoremus.org).

Parmi les activités prévues : la rencontre des jeunes avec la population, des concerts, des conférences et des débats, et la IIe rencontre internationale des groupes de jeunes d’adoration eucharistique.

Les jeunes missionnaires se rendront entre autres dans les écoles. Vingt-quatre d’entre elles ont déjà adhéré à l’initiative pour un total de 300 classes et de 6000 élèves.

L’initiative de « Adoremus » prévoit également l’installation d’une grande tente, place Navone, au centre de la ville, où les jeunes pourront découvrir la foi catholique. Des rencontres sont prévues sur les vocations (sacerdotale, religieuse, vocation au mariage), mais aussi pour les fiancés, les personnes mariées, les missionnaires, etc.

Des experts du GRIS (Groupe de recherche et d’information socioreligieuse - www.gris.org) se tiendront à la disposition des jeunes pour parler de sectes, des phénomènes comme la magie, l’ésotérisme, le satanisme, etc.

Mgr Parmeggiani a précisé que 36 groupes participeront à la IIe rencontre internationale des groupes de jeunes d’adoration eucharistique, avec 170 délégués venant de 23 pays différents. Le groupe de langue anglaise sera le plus nombreux, avec les Etats-Unis en tête. Des délégués du Liban et d’Australie seront également présents. Douze pays d’Europe seront représentés : la Belgique, la France, l’Allemagne, la Roumanie, la Slovénie, la Suisse, la Pologne, l’Autriche, l’Irlande, l’Ecosse, l’Espagne, la Grande Bretagne.

Rappelant le thème de la rencontre « Eucharistie et identité de l’homme », le secrétaire général du Vicariat de Rome a expliqué que « dans la célébration de l’Eucharistie se réalise le grand amour de Dieu pour l’homme », et puisque « le chrétien doit être perçu comme celui qui place l’Eucharistie au centre de sa vie, il a aussi le devoir de témoigner du Seigneur dans l’histoire ».

« En faisant cela, il ne procède à aucune ingérence. Le chrétien ne fait pas de politique mais témoigne de Jésus Christ dans la réalité humaine », a expliqué Mgr Parmeggiani.

A une question de Zenit sur la raison pour laquelle les jeunes s’intéressent à l’adoration eucharistique, Mgr Parmeggiani a répondu que les jeunes savent que seul Jésus peut apporter une réponse à leurs interrogations.

Il a raconté que lors du référendum qui a eu lieu en Italie sur la fécondation assistée, de nombreux jeunes se sont adressés au Vicariat en offrant leur disponibilité pour participer aux activités de l’Eglise.

« Ceci montre combien les jeunes veulent participer et agir, mais seulement lorsqu’on leur propose des objectifs élevés. Nous savons que seul Jésus peut donner une réponse aux quêtes de liberté, de bonheur, de vérité, de sens et de justice. Les jeunes veulent une voix claire qui les aide à découvrir la vérité », a-t-il expliqué.

« Dans notre société il y a une absence de figures paternelles qui indiquent des objectifs élevés, et ceci explique l’importance accordée à des figures comme celle du pape Jean-Paul II, de Benoît XVI, des évêques, qui disent parfois des choses qui dérangent », a-t-il ajouté.

Mgr Parmeggiano a souligné par ailleurs que les jeunes « sont en train de comprendre qu’être chrétiens signifie être missionnaires ».

Le prélat italien a conclu en précisant que les églises romaines qui consacrent chaque jour un temps à l’adoration eucharistique sont toujours plus nombreuses, et que cette pratique se développe partout : à Londres, à Paris, à Washington, en Italie à Turin, Florence, Bari et en Sicile.