Des moines bouddhistes remerciés pour leur action auprès de chrétiens persécutés

Cérémonie de remerciement au monastère d’Houonji, au Japon

| 2027 clics

ROME, Mardi 20 juillet 2010 (ZENIT.org) - Un groupe de fidèles catholiques de la paroisse de Hagi, dans la préfecture japonaise de Yamaguchi, a remercié les moines du monastère bouddhiste d'Houonji pour la protection que la communauté qui l'habitait au XVIIème avait offerte aux chrétiens persécutés.

Ces remerciements ont été présentés le 4 juillet dernier dans le cadre d'un acte interreligieux célébré au monastère même d'Houonji, durant une visite du groupe de catholiques, rapporte l'agence Ucanews. Les catholiques ont remercié les moines de la gentillesse et de la générosité dont les leurs ont jadis fait preuve en protégeant leurs prédécesseurs dans la foi. Le groupe était formé de 60 personnes, conduites par le père Makoto Onchi. La visite au monastère bouddhiste d'Houonji faisait partie des visites annuelles de l'Eglise à des lieux ayant un lien avec la persécution religieuse subie par les chrétiens depuis le début du XVIIIème siècle au Japon.

Le moine bouddhiste Toshiaki Namba a fait part aux visiteurs de la découverte d'une chambre secrète reliée au salon principal par un tunnel donnant dans les champs derrière le temple. Cette chambre secrète, pense-t-on, aurait servi de refuge aux chrétiens persécutés, que les moines bouddhistes protégeaient en chantant pour éviter que quelqu'un ne les entende de l'extérieur.

Plusieurs monuments commémoratifs de ces chrétiens persécutés ont été érigés dans les temples bouddhistes de tout le pays.

« La région de Yamaguchi fut la première communauté chrétienne du Japon, fondée par saint François-Xavier lors de son voyage d'évangélisation au début du XVIe siècle, sur l'emplacement d'un temple désaffecté prêté par le seigneur du lieu (avril 1551). A cette époque, l'Eglise à peine naissante était tolérée, mais un changement de régime politique marqua un tournant décisif et, à la fin du XVIe siècle, commencèrent les premières persécutions, qui s'échelonnèrent par paliers, jusqu'à l'interdiction totale du christianisme sur le territoire et le renvoi ou l'exécution de tous les missionnaires étrangers en 1614 », explique « Eglises d'Asie » (EDA), l'agence d'information des Missions étrangères de Paris.