Des pèlerins du monde entier expriment leurs attentes

La diversité des cinq continents au Congrès de Dublin

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Junno Arocho

Traduction d’Hélène Ginabat

DUBLIN, mardi 12 juin 2012 (ZENIT.org) – Pour certains, le Congrès eucharistique est l’occasion de « rendre grâce », pour d’autres, une opportunité pour inviter « ceux qui sont loin de la foi » ; certains espèrent que cet événement sera source d’une « communion fraternelle » ou encore d’un approfondissement de la foi.

Les pèlerins du 50e Congrès eucharistique international de Dublin (10-17 juin 2012), en provenance de tous les continents, sont animés de grands désirs, non seulement pour eux-mêmes mais aussi pour leur entourage et pour l’Eglise.

Une journée ensoleillée inhabituelle égaye l’atmosphère de Dublin, alors que des participants venus du monde entier se rassemblent pour le Congrès. La joie est palpable parmi ceux qui viennent s’informer sur les différentes expositions prévues ou parmi ces jeunes adolescents qui marchent en chantant, bras dessus bras dessous. Le message auquel beaucoup s’accrochent ici est le même : la grâce qui vient de l’Eglise et du sacrement de l’Eucharistie peut former une véritable communion, même dans un rassemblement aussi divers et aussi grandiose que celui-ci.

Un groupe de 52 pèlerins du diocèse de Vancouver (Canada) entre dans le stade principal de la Royal Dublin Society (RDS). Amené par Sabiniana Banares, co-organisatrice du pèlerinage, le groupe fait partie des quelque 900 pèlerins en provenance du Canada.

Sabiniana Banares, qui est déjà allée à deux précédents Congrès eucharistiques, y voit l’opportunité d’un enrichissement spirituel et d’une action de grâce. « C’est pour moi le moment idéal pour remercier Dieu de toutes ses bénédictions », dit-elle. « Mon cœur est rempli de joie parce que, en dépit des difficultés liées à l’organisation de ce groupe, je pense que je suis en train d’en récolter les fruits. C’est donc le moment de lui dire « Seigneur, merci beaucoup pour tout ». »

L’accompagnateur spirituel du groupe, le P. Amador Abundo, voit dans le Congrès eucharistique une opportunité pour appeler ceux qui sont loin de la foi. « Nous nous mobilisons actuellement pour ramener nos frères et sœurs à la foi, en particulier les catholiques. L’Eucharistie peut certainement nous aider à les ramener dans l’Eglise. Dans ma paroisse, nous avons l’adoration eucharistique perpétuelle, et je vais sans cesse au devant des gens pour les inviter à venir prier devant notre Seigneur dans le Saint-Sacrement. C’est le seul moyen pour les exhorter à revenir à la foi » dit-il.

Sein Soto Rosa a fait un long voyage, avec Rosa Santos, du diocèse de Fajardo à Puerto Rico. Ils font partie d’un groupe diocésain, « L’été missionnaire » (« Verano Misionero »), qui prépare et envoie des missionnaires catholiques dans différents pays d’Amérique latine.

Monsieur Rosa a confié à Zenit ce qu’il espérait rapporter aux Iles caraïbes à son retour : « Nous espérons recevoir beaucoup de grâces pour l’île de Porto Rico, qui en a besoin. Mon souhait est qu’à travers le don de l’Eucharistie, il puisse exister une communion fraternelle entre tous les Portoricains. »

Les participants au congrès ne sont pas seulement des laïcs désireux d’enrichir leur vie spirituelle, mais aussi des religieux et des personnes consacrées. Sœur Mary Dolora, ainsi que quatre autres religieuses de la congrégation des Sœurs de la Miséricorde, de Washington D.C., y voient une opportunité pour prier afin que l’amour de l’Eucharistie « grandisse et que notre foi dans l’Eglise et dans l’Eucharistie s’approfondisse, parce que c’est la source et le sommet de toute notre vie ».

« Je prie pour que cela nous permette d’avoir une foi plus profonde. Pour que nous reconnaissions et que nous nous souvenions des dons qui nous sont donnés dans l’Eglise par la vie sacramentelle : dans le baptême, dans le sacrement de l’Eucharistie, dans le sacrement de la réconciliation », conclut-elle.