Devant la mort, un prêtre ne peut abandonner ses paroissiens

Deux martyrs polonais du nazisme

Rome, (Zenit.org) Anita Bourdin | 541 clics

Le martyrologe romain fait aujourd'hui mémoire du bienheureux franciscain polonais martyr du nazisme, Achille Puchala (1911-1943).

Prêtre et Franciscain conventuel, il a été béatifié par Jean-Paul II à Varsovie, le 13 juin 1999. Il avait fait son noviciat à Lagiewniki et sa théologie à Lviv et fut ordonné prêtre en 1936. Il exerça son ministère à Grodno puis à Iwieniec.

Puis survirent, le 1er septembre 1939 l'invasion du IIIe Reich, l’Occupation nazie et la résistance polonaise. C’est justement en représailles d’opérations de résistance que de nombreuses personnes furent arrêtées par la Gestapo.

A ce moment-là, le Père Achille aurait eu le temps de se cacher et d’échapper à la rafle. En effet, le commandant local de la gendarmerie allemande, catholique pratiquant, qui habitait au presbytère, proposa une cachette au père Achille et à son confrère de Vilnius qui l'avait réjoint, le père Herman Stepien. Un témoin oculmaire l'a rapporté ensuite. Mais les pères Achille et Herman déclarèrent: "Les pasteurs ne peuvent abandonner les fidèles" et ils rejoignirent les autres prisonniers, notamment pour ne pas les priver du ministère d’un prêtre au moment du danger de mort.

On les conduisit tous au village de Borowikowszczyzno. Là, les deux prêtres furent séparés de leurs paroissiens, et ils furent abattus dans une grange à laquelle on mit le feu ensuite: c'était el 19 juillet 1943. Les paroissiens furent envoyés au travail obligatoire en Allemagne. 

Les cendres des deux prêtres martyrs furent recueillies et leur mémoire est spécialement vénérées par les pèlerins, à Pierszaje.