Dialogue interreligieux : juifs et chrétiens sont "parents"

Le rabbin Skorka au Vatican

Rome, (Zenit.org) Luca Marcolivio, Anne Kurian | 619 clics

« En vertu des racines communes en Abraham » et « de la toile de fond historique juive où est né le christianisme », les juifs et les chrétiens sont « parents », souligne le rabbin Skorka. Il souhaite que le voyage du pape en Terre Sainte apporte « un message de paix ».

Le rabbin argentin Abraham Skorka, ami de longue date du pape François, a été reçu par le pape hier matin, 16 janvier, avec un groupe de rabbins d’Argentine, au Vatican.

Le rabbin de Buenos Aires est également intervenu dans l’après-midi à l'Université pontificale grégorienne, en présence du recteur, le P. François-Xavier Dumortier SJ, et du cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens et de la Commission pour les relations religieuses avec le judaïsme.

Pour le rabbin, le dialogue interreligieux s’articule sur trois niveaux : d’abord « la connaissance », puis « l’amour » ; enfin « un niveau ‘théologique’, qui peut être très fructueux dans les relations entre juifs et chrétiens ».

« Durant notre rencontre, le pape François a dit que la prochaine étape entre juifs et chrétiens serait le niveau théologique », a-t-il confié.

Le dialogue interreligieux « est une nécessité pour toutes les religions et ne doit exclure aucune foi », a ajouté le rabbin. Mais « les relations entre juifs et chrétiens seront toujours à une étape supérieure, en vertu des racines communes en Abraham, qui nous rendent en un certain sens “parents”, et en raison du fond historique juif où est né le christianisme ».

Du point de vue théologique, « la relation est très profonde », a-t-il souligné, précisant que le dialogue interreligieux devait aussi avoir comme pilier fondamental « le respect de la vie sous toutes ses formes ».

Le rabbin a souhaité que le pèlerinage du pape en Terre Sainte (24-26 mai 2014) puisse être « un message de paix ». Même si le pape « ne résoudra pas tous les problèmes, il pourra au moins laisser un signe ».

Interrogé par Zenit, le rabbin a fait observer « qu’il y a de grandes attentes parmi les gens, encore plus radicales étant donné le grand charisme du pape François ».