Dialogue interreligieux : « Message des jeunes aux jeunes »

Conclusion du rassemblement des jeunes à Assise

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ROME, Mercredi 15 novembre 2006 (ZENIT.org) – Des jeunes de différentes religions appellent les jeunes à se faire artisans de paix dans « l’esprit d’Assise » et en se faisant « l’écho du grand ambassadeur de paix, le Serviteur de Dieu Jean-Paul II » : « Jamais plus de violence ! Jamais plus la guerre ! Jamais plus le terrorisme ! Au Nom de Dieu, puisse toute religion appeler à la terre la Justice et la Paix, le pardon et la vie, l’amour ! »



Une centaine de jeunes qui ont participé à la rencontre interreligieuse d’Assise du 4 au 8 novembre, et que Benoît XVI a salués mercredi dernier, à l’occasion de l’audience du mercredi, ont en effet signé une déclaration finale à l’issue du rassemblement, organisé à l’initiative du conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux.

« Nous, les jeunes, nous représentons une nouvelle génération et une nouvelle espérance, écrivent les jeunes signataires de l’appel. Nous sommes résolus, une fois rentrés dans nos familles et dans nos communautés, à être des avocats de la compréhension et du respect interreligieux et interculturel. Nous acceptons la responsabilité de continuer le dialogue qui a commencé ici, à Assise, et nous nous engageons totalement à travailler pour la justice et pour être des instruments de paix dans nos patries, et aux quatre coins de la terre ».

Les jeunes d’Assise rappellent dans leur déclaration finale: « Nous sommes venus ensemble à Assise, appelés de quelque 30 Nations, et représentant 13 traditions religieuses, pour commémorer le 20e anniversaire du Jour de prière historique pour la Paix du monde, de 1986. Invités par le conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux et envoyés par nos communautés et organisations religieuses, nous, jeunes, nous sommes venus ici pour porter la flamme de la paix allumée par nos responsables spirituels, il y a 20 ans dans ces mêmes lieux sacrés ».

Ils expriment en ces termes ce qu’ils ont vécu dans la cité du Poverello: « Nous nous sommes rencontrés avec honnêteté et sincérité pour construire les liens de fraternité qui nous unissent en tant que frères et soeurs en humanité, façonnés par et en Dieu. Avec nos désirs communs de bonheur, de justice et de vérité, nous sommes entrés dans un dialogue authentique. Nous avons partagé et appris des choses sur la culture et la foi des uns et des autres, non pas pour minimiser ni pour ignorer nos différences, mais pour grandir dans le respect mutuel, l’estime, et la compréhension. Bien que ne partageant pas les mêmes convictions religieuses, nous avons hérité la même terre et nous partageons la responsabilité commune d’être des citoyens fidèles et de bons administrateurs de la création ».

A propos de la valeur de la prière, séparément, pour la même intention, ils ajoutent, sans aucun syncrétisme : « Nous avons prié selon nos traditions religieuses respectives, en implorant de Dieu le don précieux de la paix. Et alors que nous prions en différents endroits, nous étions unis dans un seul but : prier pour la paix. De cette façon, nous avons témoigné de cette vérité que ‘la prière ne divise pas mais unit, et qu’elle est un élément décisif pour une pédagogie de la paix efficace, fondée sur l’amitié, l’acceptation mutuelle, et le dialogue entre des cultures et des religions différentes’, comme le pape Benoît XVI l’a écrit dans son message pour le 20e anniversaire de la première rencontre d’Assise ».

Ils expriment aussi leur volonté de continuer à s’inspirer de l’exemple de saint François en disant : « Nous nous sommes rendus en pèlerins sur le site de la conversion de saint François d’Assise, il y a 800 ans, lorsque Dieu a appelé François : ‘Va, reconstruis ma maison’. Ainsi, aujourd’hui, dans l’esprit de nos religions respectives, nous, jeunes nous entendons l’appel à ‘aller, pour reconstruire notre monde’ trop souvent brisé par la violence et par la guerre ».

Enfin, ils invitent les peuples à suivre le même chemin en concluant : « Nous en appelons à tous les peuples [en disant que] la paix n’est pas seulement quelque chose que l’on doit rechercher dans les salles des gouvernements, mais aussi dans nos synagogues, nos églises, nos mosquées, nos temples, nos pagodes, nos gurudwaras, nos atash berhrams, no écoles, nos lieux de travail, nos maisons, et, ce qui est plus important que le reste, dans nos cœurs ».