Dieu n'abandonne jamais l'humanité

Les trois dernières paroles du Christ

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ROME, mercredi 15 février 2012 (ZENIT.org) –  Dieu n’abandonne jamais l’humanité, affirme Benoît  XVI. Le pape a en effet consacré sa catéchèse de ce mercredi matin, 15 février, en la salle Paul VI du Vatican, et pour la deuxième fois, à la prière du Christ en Croix, toujours dans le cadre de ses enseignements sur la prière, et actuellement, sur la prière du Christ.

« En ce moment de souffrance, la prière de Jésus - « Père, en tes mains je remets mon esprit » - est un grand cri d’abandon extrême et total entre les mains du Père. Sa prière exprime la pleine conscience qu’il a de ne pas être abandonné », affirme le pape.

Benoît XVI rapproche cette prière d’un épisode de l’enfance du Christ : « L’invocation initiale – « Père » - rappelle sa première déclaration quand il avait douze ans. Il était resté trois jours dans le Temple de Jérusalem, dont le voile est maintenant déchiré. Et quand ses parents lui avaient exprimé leur préoccupation, il avait répondu : « Pourquoi donc me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas que je dois être dans la maison de mon Père ? ».

Il souligne ce rapport constant, du début à la fin, et tout au long de la vie du Christ : « Depuis le commencement jusqu’à la fin, ce qui détermine entièrement les sentiments de Jésus, sa parole, son action, c’est la relation unique qu’il a avec le Père. Sur la croix, il vit pleinement, dans l’amour, cette relation filiale avec Dieu qui anime sa prière ».

Le pape a en effet particulièrement commenté trois paroles du Christ en croix. La première : « Père, pardonne-leur : ils ne savent ce qu’ils font ! ». Le pape commente ce pardon à l’ignorance en disant : « Jésus accomplit ainsi l’amour des ennemis qu’il avait enseigné à ses disciples. Et il affirme que le motif de sa demande est le fait de ‘ne pas savoir’, de l’ignorance, pour laisser ouvert le chemin de la conversion, comme l’attestera le centurion reconnaissant en Jésus le juste, le Fils de Dieu ».

La deuxième est adressée au Bon larron, crucifié lui aussi. Le pape y voit une invitation à l’espérance : « Jésus l’assure d’être aujourd’hui avec lui dans le paradis. Il donne la ferme espérance que la bonté de Dieu peut nous toucher jusqu’au dernier instant, aussi difficile qu’ait pu être notre vie ».

Troisième parole : « En tes mains, je remets mon esprit ». Le pape souligne la confiance absolue qu’elle manifeste : « C’est une affirmation renouvelée et confiante d’abandon au Père. Comme il l’avait annoncé, Jésus a été livré aux mains des hommes, mais c’est dans les mains du Père qu’il remet son esprit, accomplissant tout ».

Le pape en tire cette conséquence pour le chrétien: « Nous aussi, malgré les épreuves et la souffrance, nous ne tomberons jamais des mains de Dieu. Il nous a créés, nous soutient et nous accompagne tout au long de notre vie ! »

Anita Bourdin