Dieu ne permet la souffrance que pour un plus grand bien, selon le pape

Angélus du dimanche 7 mars

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ROME, Dimanche 7 mars 2010 (ZENIT.org) - Alors que certains considèrent le mal et la souffrance comme une punition divine, Benoît XVI a invité les fidèles à relire les événements dans une perspective de foi : Dieu ne souhaite « que le bien de ses enfants » et s'il permet parfois la souffrance, ce n'est que pour « un plus grand bien ».

Lors de la prière de l'Angélus qu'il a récitée ce dimanche place Saint-Pierre, le pape s'est appuyé sur les textes de la liturgie du jour pour rappeler que « les malheurs » ne doivent pas « susciter en nous une curiosité ou une recherche de fautes présumées, mais doivent représenter des occasions pour réfléchir, pour vaincre l'illusion de pouvoir vivre sans Dieu, et pour renforcer, avec l'aide du Seigneur, son engagement à changer de vie ».

« Face à la conclusion facile de ceux qui considèrent le mal comme une punition divine, Jésus redonne l'image véritable de Dieu qui est bon et ne peut vouloir le mal ».

Invitant les fidèles à se placer dans une perspective de « conversion » et de « foi », il a rappelé qu'en « présence de la souffrance et du deuil, la sagesse véritable est de se laisser interpeller par la précarité de l'existence et de lire l'histoire humaine avec les yeux de Dieu qui, ne voulant toujours que le bien de ses enfants, pour un dessein insondable de son amour, permet parfois que l'on éprouve de la souffrance pour conduire à un plus grand bien ».

Dieu se manifeste « de manières différentes dans la vie de chacun d'entre nous », a ajouté le pape. « Mais pour pouvoir reconnaître sa présence, il est nécessaire que nous nous approchions de lui, conscients de notre misère et avec un profond respect ». « Sinon, nous nous rendons incapables de le rencontrer et d'entrer en communion avec Lui ».

Citant l'apôtre Paul, il a enfin rappelé que « Dieu ne se révèle pas à ceux qui sont envahis de suffisance et de légèreté, mais à ceux qui sont pauvres et humbles devant Lui ».