Discriminations contre les chrétiens: la douleur du pape François

La liberté religieuse selon le droit international et le conflit mondial des valeurs

Rome, (Zenit.org) Anne Kurian | 289 clics

Le pape François fait part de sa « douleur » face aux discriminations contre les chrétiens dans le monde : « la raison reconnaît dans la liberté religieuse un droit fondamental de l’homme qui reflète sa plus haute dignité », rappelle-t-il.

Le pape a reçu les participants au Congrès international organisé par le département de droit de l’université romaine LUMSA et l’École de droit de St John’s University sur le thème : "La liberté religieuse selon le droit international et le conflit mondial des valeurs" (Rome, 20-21 juin 2014), ce vendredi 20 juin, dans la salle du Consistoire du Vatican.

« À la lumière des acquis de la raison, confirmés et perfectionnés par la Révélation, et du progrès civil des peuples, il est incompréhensible et préoccupant que perdurent aujourd’hui dans le monde des discriminations et des restrictions de droits, pour le seul fait d’appartenir à une religion précise et de la professer publiquement », a dénoncé le pape.

Il a insisté : « Il est inacceptable que subsistent encore de véritables persécutions pour des raisons d’appartenance religieuse ! Cela blesse la raison, menace la paix et humilie la dignité de l’homme. »

« C’est pour moi un grand motif de douleur de constater que les chrétiens dans le monde subissent la majorité de ces discriminations », a ajouté le pape qui a déploré le fait que les persécutions contre les chrétiens soient « encore plus fortes aujourd’hui que dans les premiers siècles de l’Église » et qu'il y ait actuellement « davantage de martyrs qu’à cette époque », plus de 1700 ans après l’édit de Constantin.

« La raison reconnaît dans la liberté religieuse un droit fondamental de l’homme qui reflète sa plus haute dignité, celle de pouvoir rechercher la vérité et d'y adhérer », a-t-il rappelé, exhortant « les systèmes juridiques, étatiques ou internationaux à reconnaître, garantir et protéger la liberté religieuse qui est aussi un indicateur d’une saine démocratie ».

« La liberté religieuse n’est pas simplement celle d’une pensée ou d’un culte privé. C’est la liberté de vivre selon les principes éthiques qui découlent de la vérité trouvée, que ce soit sur le plan privé ou public », a-t-il précisé.

Traduction de Zenit, Constance Roques