Droits des enfants : les initiatives du Vatican sans équivalent dans d'autres Etats

Réaction de Mgr Tomasi à des accusations de l'ONU

Rome, (Zenit.org) Anne Kurian | 574 clics

Le Saint-Siège continuera à répondre aux questions « avec sérénité et sur la base de l’évidence » pour promouvoir « la protection des enfants » : « nous n’avons rien à cacher », déclare Mgr Tomasi, qui souligne la « politique de transparence, de tolérance zéro des abus » prônée par le Saint-Siège, « parce que même un seul cas d’abus d’un enfant, est un cas de trop ! »: les initiatives prises par le Vatican restent "sans équivalent" dans d'autres Etats.

Un rapport du Comité de l’ONU sur les droits de l’enfance a été présenté ce 5 février 2014 à Genève, au terme de la 65e session qui concernait le Congo, l’Allemagne, le Saint-Siège, le Portugal, la Russie et le Yémen.

Le document accuse le Saint-Siège de violer la Convention des droits de l'Enfant et critique également le Vatican pour ses positions sur l'homosexualité, la contraception et l'avortement. Mgr Tomasi réplique que "le rapporte de l'ONU ne semble pas à jour".

Le Saint-Siège n'a évité aucune question

Mgr Silvano Tomasi, représentant du Saint-Siège au Bureau des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève, fait part de sa « surprise » au micro de Radio Vatican : « comme si le document avait été préparé avant la rencontre avec la délégation du Saint-Siège, il ne reflète pas le dialogue constructif, la clarté de l’échange et des précisions du Saint-Siège ».

En outre, « il semble qu’il n’est pas à jour sur ce qui a été fait ces dernières années, sur les mesures de l’Etat de la Cité du Vatican et des conférences épiscopales » et sur « une série d’évolutions pour la protection des enfants ». Un ensemble d’initiatives dont il est difficile de trouver l’équivalent « au même niveau d’engagement, dans d’autres Etats ».

Pour Mgr Tomasi, il s’agit « de faits, d’évidences, qui ne peuvent être déformés » : « le Saint-Siège n’a évité aucune question, et là où on ne pouvait donner une information immédiate, il était prévu de le faire à l’avenir ».

Cap sur la protection des enfants

« Nous devons, avec sérénité et sur la base de l’évidence – car nous n’avons rien à cacher ! – poursuivre l’explication des positions du Saint-Siège, répondre aux interrogations qui demeureraient encore, de telle façon que l’objectif fondamental – la protection des enfants – puisse être atteint », poursuit l’archevêque.

Il regrette que « certain cas d’abus d’enfants concernent des personnes d’Eglise » mais il fait aussi observer que ces cas sont « en proportion très réduite » sur les 40 millions de cas dans le monde : « l’Eglise a répondu et réagi et elle continue à le faire », ajoute-t-il, insistant sur « cette politique de transparence, de tolérance zéro des abus, parce que même un seul cas d’abus d’un enfant, est un cas de trop ! »

L’archevêque affirme que « le Saint-Siège répondra » au rapport, car « il est un Etat membre de la Convention : il l’a ratifiée et il entend l’observer à la lettre, sans ajouts idéologiques qui sortent de la Convention ».

Défense de la vie avant et après la naissance

Il rappelle que le préambule « parle de la défense de la vie et de la protection des enfants avant et après la naissance » : recommander au Saint-Siège « de changer sa position sur la question de l’avortement » est donc « une vraie contradiction avec les objectifs fondamentaux de la convention, qui est celle de protéger les enfants ».

Il s’attriste que le Comité « n’ait pas saisi la nature et les fonctions du Saint-Siège », qui promeut la Convention, mais « en protégeant d’abord les valeurs fondamentales qui rendent la protection de l’enfant réelle et efficace ».

S’il faudra « attendre, lire attentivement et analyser en détail ce qu’écrivent les membres de la Commission », Mgr Tomasi émet l’hypothèse que « quelques organisations non gouvernementales – qui ont des intérêts sur l’homosexualité, le mariage gay et d’autres questions – aient présenté des observations qui ont renforcé une ligne idéologique ».