Durant les JMJ, Madrid est devenue la « casa » de l’Eglise universelle

L’archevêque de Madrid dresse un bilan des JMJ

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ROME, Vendredi 26 août 2011 (ZENIT.org) – Au cours de cette 26e édition des Journées Mondiales de la Jeunesse, Madrid est devenue la « casa » de l’Eglise universelle, a rapporté dans les colonnes de L’Osservatore Romano le cardinal Antonio María Rouco Varela, archevêque de Madrid.

En revenant sur les moments les plus significatifs de cette JMJ madrilène, il a estimé que l’expérience – « très riche, d’un point de vue pastoral, spirituel et humain » - resterait pour toujours dans l’histoire des grands rassemblements internationaux des jeunes catholiques avec Benoît XVI.

Bien sûr, « la Journée a fait beaucoup de bien, à Madrid comme dans toute l’Espagne. Mais il faut aussi souligner que cela n’aurait pas été possible de la réaliser dans la pastorale des jeunes et la vie paroissiale qui existait déjà », a-t-il expliqué.

« J’avais souhaité que Madrid devienne un peu la « casa » de l’Eglise universelle. Mais s’il n’y avait pas eu les fondements de cette « casa », nous aurions très difficilement pu inviter les jeunes du monde entier ».

« Cela dit, l’expérience de la JMJ s’est traduite pour beaucoup dans le fait que le principe de la communion ecclésiale en est ressorti très renforcé », a-t-il ajouté. « On a travaillé ensemble : les congrégations et les ordres religieux, les mouvements et les nouvelles réalités ecclésiales, les paroisses et l’archidiocèse ont collaboré. C’est un fait que personne ne peut nier et qui sera de grande importance pour l’avenir ».

Dans cette interview, l’archevêque de Madrid a aussi rappelé que la JMJ est depuis toujours un événement centré « sur la rencontre des jeunes avec la personne de Jésus, qui est la chose la plus importante ». « Il y avait l’évêque de Rome mais il y avait surtout le Seigneur », a-t-il insisté.

« Et le pape a favorisé de toutes les manières possibles cette relation personnelle entre la jeunesse et le Christ, exprimée dans la grande assemblée, catholique et universelle, des jeunes autour du successeur de Pierre et d’un grand nombre d’évêques ». Pour cette raison, a-t-il ajouté, cette expérience a pu changer la vie de beaucoup de jeunes.

Pour la première fois cette année, le pape a confessé quatre jeunes en langue allemande, française et italienne. « Cela pouvait sembler une nouveauté voulue seulement pour attirer l’attention des médias. En réalité, derrière la décision du pape, il y avait cette aspiration à faire passer les itinéraires de conversion de ces jeunes par la route de la rencontre et de la relation personnelle avec le Seigneur ».

Interrogé sur le message de Benoît XVI qui a le plus marqué les jeunes, le cardinal Rouco Varela a évoqué cette invitation lancée par le pape à être « témoins de la vraie joie ». « Il s’agit d’un thème que le pape a beaucoup à coeur et dont il parle beaucoup dans son oeuvre théologique, unissant efficacement sa vision générale de l’homme et sa théologie sur le Christ ».

« La joie est présentée par Joseph Ratzinger dans sa dimension pascale, dans sa dimension festive et dans son reflet dans la vie de la société : dans la vie, donc, des jeunes et des gens. Quand on croit en Jésus ressuscité, notre coeur se remplit de tranquillité, de sérénité, d’espérance. Et enfin, de fête », a-t-il expliqué.

« Et ici à Madrid, cela s’est révélé être splendide. Nous avons eu l’impression, surtout dans les rues de la ville, de vivre une grande fête dans laquelle la joie était prédominante », a conclu l’archevêque de Madrid. « Parce qu’un témoin de l’Evangile est un témoin de la joie véritable, du fait que la vie – comme l’a expressément rappelé Benoît XVI – peut être vécue avec joie, même au milieu des situations les plus tragiques et les plus difficiles ».

Marine Soreau