Education catholique : La formation des prêtres, avenir de l’Eglise

Déclarations du préfet de la Congrégation vaticane pour l’Education catholique

| 1083 clics

CITE DU VATICAN, Mardi 9 février 2005 (ZENIT.org) – La formation des prêtres, avenir de l’Eglise était au centre de l’assemblée générale de la congrégation romaine pour l’Education catholique qui vient d’avoir lieu au Vatican.



Dans son message à ce sujet, le pape Jean-Paul II a invité les croyants à prier pour les vocations sacerdotales en cette année de l’eucharistie. il a également souligné la nécessité de vérifier la maturité affective et spirituelle des séminaristes.

Le cardinal Zenon Grocholewski, préfet de cette congrégation, a expliqué au micro de Radio Vatican, le souci du pape pour « la formation du clergé ». Il précise: « C’est en effet un problème d’une très grande importance. L’avenir de l’Eglise dépend en grande partie des prêtres, de leur formation, non seulement intellectuelle, mais aussi spirituelle et humaine ».

Le cardinal précise: « Les lignes déjà établies par l’Eglise sont le fruit d’une expérience pluri-séculaire. Toutes les expériences différentes qui ont été faites dans la formation du clergé ont raté. Avant de donner quelque chose, on doit avoir quelque chose. Ce qui est nécessaire, c’est un temps pour le silence et l’approfondissement de la vie spirituelle, pour l’acquisition des nouvelles théologiques fondamentales, pour pouvoir aller dans le monde et pouvoir enrichir les autres par ces valeurs ».

Pour ce qui est de la force ou de la faiblesse des candidats au sacerdoce aujourd’hui, le cardinal précise: « Les points de faiblesse sont une certaine fragilité spirituelle, une certaine confusion provoquée par la culture d’aujourd’hui, et très souvent aussi, le manque de préparation religieuse dans les familles. Les points de force sont en un certain sens l’idéalisme des jeunes, aujourd’hui plus fort qu’il y a vingt ans. Aujourd’hui, les jeunes veulent une vie spirituelle plus profonde, sont enthousiastes pour un travail qui comporte aussi un certain sacrifice. Cela dessine des perspectives très bonnes pour la formation des futurs prêtres, qui veulent s’engager, veulent donner, veulent être acteurs ».