Eglise arménienne: Promouvoir la collaboration pour le bien commun

Intervention de l'archevêque Norvan Zakarian

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ROME, jeudi 27 octobre 2011 (ZENIT.org) – Il faut remplacer les rapports de force par des „rapports de collaboration en vue du bien commun », fait observer le primat du diocèse de l’Église apostolique arménienne de France, et délégué pour l’Europe occidentale du Catholicossat de tous les Arméniens, S. E. l’archevêque Norvan Zakarian. Il était à Assise le représentant de Karékine II, Catholicos de tous les Arméniens.

Il a en effet pris lui aussi la parole ce jeudi matin, en la basilique Sainte-Marie-des-Anges, lors de la Journée d’Assise 2011 pour la justice et la paix dans le monde sur le thème du pèlerinage de la vérité et de la paix.


Il invite au pardon, à la réconciliation et à la justice entre les Nations : « L’Église, insiste-t-il, exhorte les individus, les peuples, les nations et les États à partager sa préoccupation de rétablir et consolider la paix, en insistant en particulier sur le rôle central du droit des gens. Le pardon réciproque ne doit pas supprimer les exigences de la justice ni, encore moins, entraver le chemin qui conduit à la vérité : justice et vérité représentent plutôt les conditions concrètes de la réconciliation. »

Il salue les organismes internationaux, particulièrement pour juger des génocides – l’on sait le génocide dont les Arméniens ont été victimes au début du XXe s.- : Les initiatives tendant à instituer des organismes judiciaires internationaux se révèlent opportunes. De tels organismes, se prévalant du principe de la juridiction universelle et soutenus par des procédures adéquates, respectueuses des droits des accusés et des victimes, peuvent établir la vérité sur les crimes perpétrés durant les conflits armés et tout particulièrement le crime le plus grave entre tous: le génocide. »

Mais il ouvre une voie plus large en vue du bien commun: il faut « parvenir au rétablissement de relations d’accueil réciproque entre les peuples divisés, sous le signe de la réconciliation », « promouvoir le respect du droit à la paix afin de favoriser la construction d’une société au sein de laquelle les rapports de force seront remplacés par les rapports de collaboration en vue du bien commun. »

Il a dit sa gratitude pour la rencontre de 1986 : « Nous sommes heureux d’exprimer notre plus vive gratitude pour cette excellente initiative d’inviter les différents chefs religieux à Assise, en ce jour du 27 octobre, vingt-cinq ans après l’historique premier appel pour la paix du bienheureux pape Jean-Paul II, afin de réfléchir à nouveau sur l’importance cruciale du dialogue et de la prière pour la paix et pour la justice dans le monde ».

„ La promotion d’une paix véritable représente une expression de la foi chrétienne dans l’amour que Dieu nourrit pour chaque être humain », fait observer Mgr Norvan Zakarian.

« La promotion d’une paix véritable représente une expression de la foi chrétienne dans l’amour que Dieu nourrit pour chaque être humain. De la foi libératrice en l’amour de Dieu dérive une nouvelle vision du monde, et une nouvelle façon de s’approcher de l’autre, qu’il s’agisse d’un simple individu ou d’un peuple entier », explique le représentant de l’Eglise apostolique arménienne.

Il ajoute : « La promotion de la paix dans le monde constitue une partie intégrante de la mission selon laquelle l’Eglise poursuit l’œuvre rédemptrice du Christ sur la terre, élevant les hommes au-dessus de leur simple condition humaine pour les conduire à l’absolu ».

Anita S. Bourdin