Égypte: défendre la vérité sur Jésus-Christ

Exhortation du card. Sandri

Rome, (Zenit.org) Anne Kurian | 1134 clics

Le cardinal Sandri exhorte les catholiques égyptiens à « défendre la vérité sur Jésus Christ », car c’est ainsi que sera défendue également « la dignité de la personne humaine, créée à l’image et à la ressemblance du Créateur ».

Le cardinal Leonardo Sandri, préfet de la Congrégation pour les Eglise orientales, est acuellement en visite en Egypte, où il rencontre non seulement la communauté catholique de rite oriental et latin, mais aussi les chrétiens orthodoxes, du 6 au 11 janvier 2013.

Défendre la vérité sur Jésus Christ

Première étape de la visite, selon L’Osservatore Romano du 9 janvier 2013 : Alexandrie d’Egypte, avec notamment une célébration eucharistique au vicariat latin d’Alexandrie.

Durant l’homélie, le cardinal a invité les fidèles à « défendre la vérité sur Jésus Christ », car c’est ainsi que sera défendue « la dignité de la personne humaine, créée à l’image et à la ressemblance du Créateur ».

En ce sens, il a demandé aux catholiques égyptiens de « rendre accessible à tous le Dieu de Jésus », contribuant ainsi à « aimer » leur pays et à permettre « que la grande lumière de Bethleem ne s’éteigne pas, mais soit toujours alimentée par la charité ».

Pour le cardinal, l'Année de la foi est une occasion de « démasquer la tentation de nous arrêter aux lèvres dans la profession de la vérité de Dieu ».

« Le cœur, les pensées et les actions sont aussi impliqués », a-t-il rappelé, mettant en garde : « dans le cas contraire l’espérance s’affaiblit, la charité se ralentit, les doutes prennent le dessus et nous sommes vaincus par l’esprit du monde ».

Le cardinal s’est également préoccupé des souffrances et des tensions qui touchent le peuple égyptien : « en tant que communautés chrétiennes en Egypte et en Orient, les épreuves et les souffrances ne sont jamais épargnées, ni les divisions internes et externes, et le dialogue est quelquefois tendu et toujours à renouveler avec les institutions ».

Cependant, il a encouragé à « ne pas considérer ces défis comme un frein au rêve chrétien de paix et de salut ».

Egypte, terre hospitalière

Le 8 janvier, le cardinal a présidé une célébration liturgique en rite copte, à l’occasion du centenaire de la fondation des religieuses du Sacré Cœur de Jésus, une congrégation égyptienne qui promeut le dialogue et l’accueil entre chrétiens et musulmans.

Le préfet a transmis la proximité, la prière et la bénédiction apostolique du pape à la Supérieure générale, Marie Aïda Boutros et aux religieuses, ainsi qu’aux patriarches catholiques, le cardinal Antonios Naguib et Gregorios III Laham.

« Les sœurs égyptiennes, a-t-il dit durant son homélie, ont toujours cherché l'unité dans un contexte d’expériences et de parcours divers. Ce centenaire renferme toute la plénitude de cette richesse ».

La congrégation religieuse a été fondée le 6 janvier 1913 par sept femmes qui ont choisi de « se dédier aux miséreux et aux marginaux, dans le zèle pastoral et catéchétique, dans le service de santé, scolaire et éducatif ».

Le cardinal a vu dans « ce témoignage de 100 ans de dévouement fêté pour l’Année de la foi », une « coïncidence » qui illustre « qu’aucune œuvre de charité ne pourrait perdurer sans le soutien continu de la foi ».

Il a souligné l'importance du travail apostolique et caritatif des religieuses, rendant hommage à la congrégation religieuse « bien insérée dans la réalité sociale de l'Egypte », mais également présente au Soudan et en Tunisie.

Pour s’adapter aux nécessités de chaque époque, le préfet a fait remarquer : « il vous suffira de regarder le lieu où votre mission a trouvé son origine: l'Egypte, terre hospitalière qui a accueilli l’enfant Jésus, pour trouver les nouvelles formes de charité selon les situations ».

Il était entouré par Mgr Adel Zaki, vicaire apostolique d’Alexandrie d’Egypte, Mgr Kurian Matthew Vayalunkal, chargé d’affaire de la nonciature apostolique et deux représentants de la Congrégation pour les Eglises orientales, Mgr Khaled Ayad Bishay et le P. Flavio Pace.