Egypte : les "larmes spirituelles" du Saint-Siège

Réaction du card. Sandri

Rome, (Zenit.org) Anne Kurian | 744 clics

Il n’y a pas d’avenir pour l’Egypte sans "respect les uns pour les autres", notamment entre chrétiens et musulmans, souligne le cardinal Sandri.

Le cardinal Leonardo Sandri, préfet de la Congrégation pour les églises orientales, exprime "les larmes spirituelles" du Vatican pour la situation de l'Egypte, au micro de Radio Vatican.

Le pape François et le Saint-Siège sont "très très concernés par la situation de l’Egypte", confie le cardinal, qui redit la proximité de l’Eglise pour "tous les chrétiens" : "nous prions pour leurs Eglises et nous souffrons avec eux".

"Nous sommes à leur côté par la prière, par notre proximité, par nos larmes spirituelles pour la souffrance du peuple égyptien", ajoute le cardinal.

Pour le Saint-Siège, "toutes les destructions des églises qu'ont subies les chrétiens sont inacceptables" : "la foi ou la religion ne doivent jamais donner lieu à l'usage de la violence".

De même que l’Egypte a donné dans l’histoire "un exemple de cohabitation, de respect mutuel", il souhaite "que toute l’Egypte puisse conduire son futur vers la réconciliation et la paix".

Pour cela, il faut "qu’entre les chrétiens et les musulmans, puisse vraiment croitre la réconciliation et l’amour", car, rappelle le cardinal, "il n’y a pas de futur sans respect les uns pour les autres".

En résumé, ajoute-t-il, "le dialogue et la réconciliation" sont les seules voies de l’avenir de l’Egypte et "la renaissance du pays doit se mettre en oeuvre dans le respect de la personne, dans le respect réciproque de toutes les religions, dans le respect de la liberté religieuse".